Un souvenir gourmand de l’enfance?
Ce sont les cardons à la crème que préparait ma grand-mère. Je fais encore sa recette, un travail de malade. Il faut rester une heure et demie devant la casserole.
Un produit dont vous raffolez?
La truffe… le matin, à midi, le soir. Jamais je ne m’en lasse.
Un produit qui vous file des boutons (métaphoriquement ou pas)?
Les abats en général. Le rognon en particulier. L’autre jour, dans un resto à Paris, on en a servi un entier à un ami. Un spectacle dégoûtant. Idem pour la langue. Rien que de la voir sur l’étal du boucher, avec ses petits poils, ça me remplit de frissons.
Un repas du dimanche soir?
J’invite deux trois amis. Je dresse une jolie table. Et je prépare volontiers un plat mijoté, un curry d’agneau par exemple.
Un casse-croûte?
Un bon vin et un fromage bien affiné.
Un plat de fête?
Tout dépend avec qui. Avec mon amoureux, je prépare plein de choses à grignoter, assis par terre, devant le feu de bois. Une espèce de mezze, qui ne me coince pas en cuisine.
Un vin de copine?
Champagne assurément! Je bois du Gosset depuis des années: bulles fines et vinosité, le tout à prix abordable.
Un vin de reine?
Un pinot noir chilien, du Domaine Amayna. Je le sers au bar à vin. C’est un pinot au goût très particulier, un goût de reviens-y. Impossible de m’en passer!
Une trouvaille récente?
C’est un mélange d’épice canadien nommé «Le Trappeur»: sel, poivre, pépites de sucre d’érable, ail et oignon. Formidable sur la viande rouge, le foie gras ou le poisson cru.
Une adresse à Genève?
Le restaurant La Grange à Vernier. Marianne accueille avec beaucoup de gentillesse, ce qui est rare aujourd’hui. Serge cuisine avec une simplicité goûteuse. De beaux produits apprêtés avec justesse, sans chichi.
Les Délices du comptoir, rue de la Filature 40 bis à Carouge. Boutique ouverte tous les jours en décembre de 10h à 18h30. Bar à vin du lundi au vendredi 17h-1h. Possibilité de table d’hôte midis et soirs sur réservation.