L'Emirat pointe dorénavant au sixième rang des Etats les moins solvables de la planète, d'après des données compilées par l'agence boursière Bloomberg.
Une filiale de Dubai World, Nakheel, connue pour avoir piloté la construction d'îles artificielles en forme de palmier, est censée rembourser le 14 décembre une obligation islamique d'un montant de 3,5 milliards de dollars. Le gouvernement a demandé aux créanciers de son groupe phare Dubai World un moratoire pour 6 mois du remboursement de sa dette de 59 milliards de dollars.
En réaction, les investisseurs se reportaient sur les obligations européennes, au détriment des marchés actions. Les agences de notation Standard & Poor's et Moody's ont aussitôt abaissé leurs notations sur tous les grands groupes de Dubaï.
Il faut dire que les dettes de Dubaï représentent 70% de son PIB 2008, si l'on se réfère aux chiffres du FMI. L'Emirat a en outre construit sa fortune sur l'immobilier et la finance, deux des secteurs les plus affectés par la crise.
Les marchés boursiers s'affolent!
A l'annonce des nouvelles alarmantes en provence de l'Emirat, les Bourses européennes et asiatiques reculaient fortement jeudi, également affaiblies par la chute du dollar. Seule Wall Street est épargné, la Bourse new yorkaise étant fermée pour les fêtes de Thanksgiving.
En Asie, Shanghai a terminé sur une dégringolade de 3,62%, dans un volume d'échanges élevé, et dans son sillage Hong Kong a perdu 1,78%.
A Tokyo, l'indice Nikkei a clôturé en baisse de 0,62%, victime de la chute du dollar face au yen, qui nuit aux groupes exportateurs japonais. Le dollar est descendu jeudi sous la barre des 87 yens, son plus bas en quatorze ans.
La chute du dollar inquiète aussi les Européens. "La faiblesse du dollar, qui a cassé un seuil technique sous les 1,50 euro et baissé au-delà de 1,51 pour un euro, a fait plonger les bourses asiatiques, qui par ricochet entraînent les places européennes", souligne un spécialiste boursier.