Autre argument avancé par l'UDC: la Suisse latine y gagnerait aussi puisqu'au moins deux sièges lui seraient désormais réservés.
Cette initiative arrive à point nommé, a affirmé le président de l'Union démocratique du centre (UDC) Toni Brunner lors d'une conférence de presse. Par leur comportement récent, les membres du gouvernement et du Parlement ont prouvé la nécessité d'introduire ce nouveau droit populaire.
Et de critiquer les déclarations de certains après l'acceptation de l'initiative contre les minarets. «Jamais des conseillers fédéraux élus directement par le peuple ne manqueraient à tel point de respect à leur propre souverain», selon Toni Brunner.
Quant au Parlement, il a fait «bien triste figure lors des dernières élections» gouvernementales, avec ses «intrigues» et autres «ententes sournoises», a estimé le conseiller national.
Le peuple a déjà refusé deux fois des initiatives socialistes analogues, en 1900 et en 1942. L'UDC prévoit une élection par le peuple selon le système majoritaire, tous les quatre ans. Une clause calquée sur la pratique du canton de Berne accorde au moins deux sièges à des personnes issues des régions francophones ou italophones, a rappelé le Vaudois Guy Parmelin.