Tokyo, qui avait ouvert sur une baisse de 1,34%, chutait de plus de 3,0% en séance, tandis que Hong Kong reculait de 3,45% à la mi-séance. Shanghai avait ouvert sur un repli de 1,05%.
A Tokyo, l'indice Nikkei 225, moyenne non pondérée des 225 valeurs vedettes de la place tokyoïte, perdait 299 points à 9.084,5 points à moins d'une demi-heure de la clôture, en raison de la flambée de la valeur du yen face au dollar.
La Bourse de Hong Kong reculait de 3,45% à la mi-séance, l'indice Hang Seng cédant 765,28 points à 21.455,13 points, après avoir ouvert en net recul de 3,13%.
Cette chute générale intervient dans la foulée d'une dégringolade globale des bourses jeudi, les marchés européens ayant abandonné 3% après la demande-choc de Dubaï d'un moratoire d'au moins six mois sur le remboursement de la dette d'une de ses entreprises publiques-clés, qui a suscité des craintes sur un possible surendettement de cet Etat.
Jeudi, Wall Street était fermée pour les fêtes de Thanksgiving.
En Europe, la Bourse de Paris a chuté de 3,41% à la clôture, Londres de 3,18%, Francfort de 3,25%, Milan de 3,60%.
La quasi-faillite de Dubaï "a alimenté une crise de confiance alors que ressurgissent les craintes sur les excès de dette publique", a expliqué Xavier de Villepion, vendeur d'actions chez Global Equities à Paris.
Dubaï a demandé aux créanciers de son groupe phare Dubai World un moratoire pour six mois du remboursement de sa dette de 59 milliards de dollars. Les agences de notation Standard & Poor's et Moody's ont aussitôt abaissé leurs notations sur tous les grands groupes de Dubaï.
Ailleurs en Asie, la Bourse de Séoul reculait de 2,56% à la mi-séance, tandis que Taipei clôturait en baisse de 3,21%. Sydney a clôturé sur une chute de 2,9%.
Les Bourses de Singapour, Kuala Lumpur et Jakarta étaient fermées vendredi pour cause de jour férié.
Les marchés asiatiques ont également été affectés par des nouvelles mitigées venues du Japon.
Le ministre des Finances japonais, Hirohisa Fujii, a qualifié de "mauvaise" pour l'économie nippone la hausse de la valeur du yen par rapport à celle du dollar, lequel est descendu brièvement sous la barre des 85 yens.
"Je pense que l'on pourrait considérer comme anormal le fait qu'une telle situation se prolonge", a-t-il indiqué, laissant entendre que dans ce cas le gouvernement ne resterait pas inerte.
Le billet vert évolue actuellement à son niveau le plus bas en quatorze ans face au yen.
Le Japon craint que ces fortes fluctuations des changes ne replongent le pays dans la récession dont il vient de s'extraire ces deux derniers trimestres.
Le ministre des Finances a précisé vendredi qu'il envisageait des discussions avec les autorités compétentes américaines et européennes, selon des propos rapportés par l'agence de presse japonaise Jiji.
Le gouvernement nippon n'est pas intervenu sur le marché des changes pour affaiblir le yen depuis mars 2004. Une action isolée paraît difficile selon les observateurs.
L'or s'échangeait vendredi en Asie à 1.187,90 dollars l'once, en recul par rapport à son record de la veille à 1.195,13 dollars l'once.