On en sait davantage sur le corps retrouvé samedi à 23?h?30 près de l’autoroute qui relie Genève à Annemasse. Après avoir reçu un appel anonyme, la police a découvert sur un terrain vague de la commune d’Etrembières (France voisine) la victime, un homme âgé de 34?ans, gisant au sol, une balle dans la tête, près de sa voiture.
Hier, Michel Mollin, le juge d’instruction d’Annecy, a été saisi de l’affaire. Le plus haut chef d’accusation, à savoir l’assassinat, a été retenu.
D’après l’enquête, la victime a été frappée dans sa voiture au visage, avant de recevoir une balle dans la tête, samedi soir. Les enquêteurs ont d’ailleurs pu extraire la balle incrustée dans le siège, côté passager, tandis que la douille est retombée à l’extérieur du véhicule. L’arme du crime, qui n’a pas été retrouvée, est un petit calibre.
Les agresseurs ont ensuite sorti le corps de l’habitacle et l’ont déposé sur le sol. C’est là que l’homme a agonisé, seul, pendant un long moment. «D’après l’autopsie, nous savons que la mort n’a pas été instantanée mais précédée de nombreux malaises», explique François Kaiser, substitut du procureur d’Annecy.
La victime, originaire de Bretagne, travaillait dans une librairie à Annemasse. Sans histoires, il vivait chez sa mère.
Plusieurs pistes sont explorées. Par exemple un vol qui aurait mal tourné: en effet, ses papiers, sa carte bancaire et son téléphone portable ont été dérobés. L’hypothèse du règlement de comptes n’est pas écartée ni celle du meurtre homophobe. En effet, le site sur lequel le corps a été découvert est un lieu de rencontre homosexuel bien connu dans la région.
Vue la proximité de la frontière, une commission rogatoire doit être prochainement envoyée à la Suisse. Une voiture immaticulée dans le canton de Genève et repérée à proximité par des caméras de surveillance intéresse les enquêteurs.