Le père et la mère présumés, âgés tous deux d’environ 45 ans, se trouvaient encore mercredi soir dans les locaux de la gendarmerie. Ils pourraient être déférés ce jeudi matin au parquet de Douai (nord), qui doit ouvrir une information judiciaire pour ce qui s’annonce comme la plus importante affaire d’infanticide en France, a-t-on appris de source judiciaire.
Selon un élu de la commune, les nouveaux propriétaires d’une maison - appartenant auparavant aux parents de la femme - ont alerté samedi la gendarmerie après avoir trouvé des ossements de nouveau-nés dans le jardin de leur domicile, alors qu’ils creusaient la terre.
Deux corps y ont été retrouvés par les gendarmes, selon cet élu, qui indique que six corps ont ensuite été retrouvés mercredi dans la maison du couple, distante d’un kilomètre.
Des équipes cynophiles ont été déployées mercredi dans les deux maisons.
Les gendarmes sont restés déployés devant la maison du Sentier du Pré où vivait le couple jusqu’à mercredi soir, avant de sceller l’entrée.
Le parquet doit donner dans la foulée jeudi une conférence de presse.
Décrits comme des gens "avenants, serviables, polis et courtois, qui ne laissaient pas supposer de comportement anormal", par un voisin qui a requis l’anonymat, les deux personnes interpellées seraient parents de deux filles âgées d’une vingtaine d’années, qui auraient des enfants.
"Ce sont des gens qui ne posent aucun problème, qui étaient respectés de leur entourage", a indiqué un élu de la commune qui a précisé que l’homme faisait partie du conseil municipal de Villers. Il travaille dans le bâtiment, alors que sa femme est aide-soignante.
"Ce sont des gens normaux, qui ont même un rôle dans la communauté. C’est incroyable", a réagi un voisin, stupéfait également par la soudaine notoriété de son village de 700 habitants.
"Je suis encore sous le choc", a déclaré à l’AFP l’ancien maire de ce village Daniel Collignon, qui a décrit sa commune comme "très tranquille, très rurale".