Genève, 28 juin. – La défense du français est-elle en panne? J’apprends qu’une proposition d’inscrire le français comme langue officielle du canton dans une commission de la Constituante a été repoussée par la majorité des constituants présents. Lorsque l’on sait que ce principe est à l’article 3 de la nouvelle Constitution vaudoise, que des Etats américains s’empressent actuellement d’inscrire dans leur Constitution que l’anglais est leur seule langue officielle pour faire face à la percée de l’espagnol, il est lamentable de constater que les valets politiques genevois de l’hégémonisme anglo-américain sur cette planète font tout pour promouvoir, voire imposer l’utilisation de l’anglais dans ce canton. Notamment à l’Etat, à l’Université et dans certains établissements publics ou subventionnés, en espérant peut-être que Genève deviendra demain une simple succursale du monde anglo-américain avec siège décisionnel à Washington. Il serait temps que le peuple et les politiques genevois se réveillent, comme seuls le font actuellement le PDC et le MCG, les seuls partis qui défendent le projet de loi visant à imposer l’utilisation du français comme seule langue officielle de l’administration genevoise, les autres partis, principalement une certaine droite anglomane, faisant tout pour retarder le débat au Grand Conseil sur ce projet de loi (PL 9592), pourtant essentiel pour l’avenir francophone de ce canton.