Thônex, 13 novembre. – ALP-Rail, l’Association Lémanique pour la Promotion du Rail, a dû batailler ferme pour que CEVA sorte des oubliettes et soit remis à l’ordre du jour. Avant de convaincre les citoyens, il a fallu convaincre les autorités politiques. Entre 1993 et 2000, le parcours a été éprouvant, nous obligeant à naviguer dans les méandres opaques de l’Etat. ALP-Rail a toujours lutté contre le mensonge, qu’il s’agisse de l’occultisme étatique ou des messages fallacieux des opposants. Fort de cette expérience, nous comprenons les réactions stupéfaites de citoyens découvrant les projets annexes à CEVA - je souligne: ces projets sont annexes et non pas définitivement liés à CEVA! Toutefois, cette omission coupable ne doit pas masquer la priorité de CEVA: mettre un terme au chaos des transports dont est victime Genève. Chacun doit être conscient que dire non au CEVA n’empêchera pas le développement de certains quartiers. Il doit se faire de façon harmonieuse et CEVA y contribuera. Si la population veut des quartiers accueillants à taille humaine, voire des écoquartiers, la problématique des transports en est l’un des piliers fondamentaux. Si CEVA ne se réalise pas, Genève demeurera le cul-de-sac de la Suisse, dépourvue d’une infrastructure ferroviaire performante au service des Genevois. Quant au financement fédéral de 837 millions, il s’envolera inexorablement.