«Montchoisy, mal choisi.» Tel est le slogan sous lequel se sont réunis les commerçants de la rue, l’Association des intérêts des Eaux-Vives (AIEV) ainsi que l’Association Feu vert et l’Automobile Club de Suisse (ASC).
Leur combat commun? S’opposer aux aménagements initiés par la Ville il y a un an, destinés à réduire le trafic automobile de transit en provenance de la route de Frontenex. Selon le Conseil d’Etat, l’initiative comprend un classement du quartier en zone 30 ainsi que la fermeture de la rue de Montchoisy pour les voitures. Le texte indique que cette dernière mesure –
qui n’est pas encore effective – n’était pas comprise dans le dossier d’autorisation de construire de la zone 30, en raison de son caractère provisoire relevant de «l’essai». «Seuls 30% des automobilistes ne font que transiter par cette rue, remarque Thierry Oberson, de Feu vert. La fermeture de cette dernière interdirait l’accès aux 70% restants qui font vivre les commerces.» Craignant un prolongement du projet, une pétition, rassemblant 2076 signatures d’habitants et une lettre d’opposition des 34 commerçants de la rue, a été déposée auprès des autorités. «Il est temps de cesser ce dogmatisme électoraliste, tempête l’AIEV. Nous voulons instaurer au centre-ville un développement durable… du commerce!» La Ville souhaite créer 200 rues piétonnes d’ici à quatre ans. R.RU