«L’unique mot d’italien que Liz connaisse est Bulgari», disait Richard Burton de celle qui fut deux fois son épouse. L’acteur y avait contribué pour beaucoup. La plupart des bijoux que Christie’s mettra en vente le 13 décembre constituent de ses cadeaux à Elizabeth Taylor, morte le 23 mars dernier. Il y a là le contenu d’un coffre-fort. Le premier soir, la multinationale pourra se concentrer sur «les 80 bijoux les plus emblématiques.» Le lendemain 14 décembre, elle dispersera le reste: 189 pièces.
Les colliers, les bagues et les bracelets, et même un diadème (offert lui par Mike Todd, le troisième époux) sont bien connus. Liz les a arborés au temps de sa splendeur, dans les années 1950, 1960 et 1970. Les prix n’étaient alors pas deux d’aujourd’hui. Mais il faut dire que 1000?dollars constituaient encore une somme en 1970. Il n’aura ainsi fallu que 37?000?dollars pour que Burton puisse acquérir la Peregrina, l’une des perles les plus célèbres du monde pour avoir appartenu (entre autres) à Mary Tudor et à Anne d’Autriche. Christie’s en espère aujourd’hui entre 2 et 3 millions de dollars, alors que nous sommes en pleine crise. L’ensemble de la vente devrait rapporter plus de 30 millions.
Un faible pour Bulgari
Il y aurait bien d’autres parures à signaler. La plus minérale reste sans doute le diamant de 33 carats 19 monté en bague, offert à l’actrice en mai 68, pour des raisons bien évidemment extérieures aux affaires politiques. Une bagatelle aujourd’hui proposée entre 2,5 et 3,5 millions de dollars. Rappelons pour la petite histoire (l’anecdote figure dans une biographie non autorisée) que Liz l’a un jour perdue. La police avait été appelée d’urgence. Le bijou avait été retrouvé sur la cuvette des WC. La star aux yeux violets avait oublié qu’elle l’avait enlevée pour se laver les mains…
Les parures de Liz, qu’elle avait presque tous conservées jusqu’à la fin (rappelons qu’elle est morte à 79?ans), ont commencé à voyager depuis plus d’un an. Encore de ce monde, la comédienne avait prêté ses Bulgari à la méga exposition sur le joaillier proposée au Grand Palais de Paris. Cette fois-ci, ils accompliront une tournée promotionnelle digne d’une superstar.
La maison déjà en vente
Les 15 et 16 septembre, ils seront ainsi à Moscou, histoire d’aguicher les femmes d’oligarques. Du 14 au 26 septembre, les joyaux se trouveront à Londres, où tout milliardaire se doit d’entretenir un pied à terre. Ils passeront à Los Angeles du 13 au 16 octobre. Puis ce sera Genève qui les accueillera les 11 et 12 novembre, avant Paris (16-17 novembre) et Hongkong (24-27 novembre) Tout finira par dix jours d’exposition à New York. Christie’s mettra ici le paquet. Il y aura des accessoires de mode et des objets personnels ayant appartenu à Liz.
Il faut dire que la maison où la comédienne a passé ses trente dernières années s’est vue prestement vidée. Elle s’est retrouvée sur le marché immobilier dès mai 2011 grâce à Christopher Wilding, le fils qu’elle avait eu de son second mari l’acteur anglais Michael Wilding.