Première suisse

Des box pour les prostitués et leurs clients à Zurich

Par ATS le 25.05.2011 à 17:32

Zurich innove en matière de prostitution de rue. Dès 2012, les prostituées feront le trottoir en dehors de la ville, près de l’ancien stade du Hardturm. Des box accueilleront les femmes et leurs clients. Elles ne pourront plus exercer dans la zone où elles se concentrent actuellement.

Après les plaintes à répétitions des riverains du Sihlquai - route longeant la Limmat à partir de la gare centrale en direction de l’ouest -, la prostitution y sera interdite dès le printemps prochain. L’exécutif de la ville l’a annoncé mercredi aux médias.

Si le législatif le suit, une nouvelle zone de prostitution de rue sera installée deux kilomètres plus à l’ouest. Des box semblables à des garages privés borderont l’Aargauerstrasse, dans la zone industrielle longeant les derniers hectomètres de l’autoroute Berne-Zurich. Les clients des prostituées pourront s’y garer et «consommer» dans leur voiture.

La police zurichoise pourra ainsi plus facilement contrôler la prostitution de rue. Un service de conseil aux prostituées sera en outre présent sur place. Les box devraient apporter davantage de sécurité aux femmes face aux clients violents.

Succès en Allemagne

Ce modèle - une première en Suisse - coûtera 2,4 millions de francs à la ville. Il a déjà été testé avec succès en Allemagne, à Cologne notamment.

Les deux autres zones de prostitution de rue subsisteront. L’une est située au sud-est de la ville, également à proximité de l’autoroute. L’autre, plus discrète, se trouve en vieille ville dans le quartier du Niederdorf. Elle s’adresse aux clients venant à pied.

La prostitution de rue ne sera désormais autorisée que sur des axes où les logements ne dépassent pas 20% de la surface. Elle sera en outre interdite à proximité d’écoles, places de jeu, centres de loisir, églises et de parkings.

Projet à Lucerne

Un projet de box est également à l’étude à Lucerne, touchée de manière bien plus limitée par la prostitution de rue.
Outre cette idée, les autorités de la ville explorent aussi la possibilité d’établir des zones d’interdiction ou d’autoriser la présence d’une maison close publique. La municipalité exige par ailleurs que le canton légifère sur la prostitution.

Contrairement aux cantons romands et au Tessin, Zurich et Lucerne ne disposent d’aucune loi dans ce domaine. Un projet en ce sens est à bout touchant dans le canton de Berne.

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