Cette annonce était largement anticipée par les analystes, qui s’attendent à ce que la banque centrale helvétique ne relève pas son taux avant l’automne pour contrer une hausse de l’inflation.
Afin de faire face au ralentissement économique mondial, la BNS avait ramené en mars 2009 son taux proche de zéro. Grâce à une pression inflationniste quasiment inexistante et dans un effort de soutenir l’économie suisse, elle poursuit depuis une politique monétaire expansionniste.
La BNS a également réitéré sa volonté de défendre une appréciation trop importante du franc suisse, principalement face à l’euro, afin de soutenir ses exportateurs.
Elle a par contre revu à la hausse ses perspectives de croissance économique et d’inflation. La banque centrale helvétique table désormais cette année sur une hausse du Produit intérieur brut (PIB) d’environ 1,5%, contre 0,5% à 1% précédemment.
Le renchérissement des prix devrait désormais atteindre 0,7% en 2010 (contre 0,5%) et 0,9% en 2011, mais toujours bien en dessous de la limite des 2% fixée par l’institut d’émission helvétique pour garantir la stabilité des prix.
L’institut d’émission a gardé la marge de fluctuation de son taux directeur de référence, le Libor à trois mois, inchangée entre 0% à 0,75%, tout en visant une moyenne à 0,25%, a-t-il précisé lors d’une conférence de presse téléphonique.