La célèbre opposante birmane Aung San Suu Kyi a annoncé lundi par visioconférence qu’elle allait effectuer le mois prochain sa première tournée politique depuis sa libération il y a six mois. Ce sera pour elle un premier test grandeur nature de sa popularité.
La lauréate du prix Nobel de la paix, libérée en novembre après sept ans de résidence surveillée, a indiqué qu’elle espérait effectuer cette tournée en juin, mais n’a pas donné de détails.
Mme Suu Kyi s’adressait à plus d’un millier d’universitaires et d’étudiants à l’Université de Hong Kong. «On ne m’a donné aucune garantie concernant la sécurité», a-t-elle encore indiqué, précisant que c’était «le devoir du gouvernement» de protéger tout citoyen birman.
La prix Nobel de la paix avait été libérée peu de temps après des élections décriées en Occident et auxquelles elle n’avait pu participer.
La junte birmane a été officiellement dissoute fin mars et ses pouvoirs transférés à un nouveau président civil, Thein Sein. Mais les militaires conservent le contrôle des nouvelles institutions.