Vingt-cinq minutes avant la déflagration, survenue à 08h46 locales (07h46 suisses), un inconnu avait téléphoné au quotidien grec Elefthérotypia pour avertir de son imminence. Il demandait l'évacuation du bâtiment visé, d'un hôtel attenant et de la rue, a précisé la même source. La zone était bouclée quand l'explosion est survenue dans le délai indiqué par l'inconnu.
L'engin, à retardement selon les premières informations, avait été placé dans une boîte à chaussures devant les bureaux du groupuscule, au cinquième étage d'un immeuble près de la place d'Omonia dans le centre de la capitale grecque. L'action n'a pas été revendiquée dans l'immédiat.
Des attentats à la bombe artisanale sont fréquemment commis en Grèce, notamment contre des bureaux de personnalités politiques, bâtiments publics ou banques. Ils sont imputés par la police à une nébuleuse anarchiste ou revendiqués par des groupes s'en réclamant.
Accusés par la gauche de violences contre des immigrés et des militants anti-racistes, les membres de Chryssi Avghi ont multiplié ces derniers mois rassemblements et manifestations dans le centre d'Athènes.