C'est du moins ce qu'affirme la conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf dans Le Matin dimanche.
Rien ne fait obstacle à une décision de l'Office fédéral de la justice concernant l'extradition de Roman Polanski. Le 22 janvier dernier, un juge de Los Angeles a en effet refusé que le cinéaste soit jugé par contumace, ce qui aurait rendu la procédure d'extradition caduque.
Une fois le feu vert à l'extradition donné, les avocats du cinéaste ont la possibilité de faire recours auprès du Tribunal pénal fédéral, puis du Tribunal fédéral. La procédure pourrait ainsi «encore se prolonger un moment», explique la ministre de la justice.
Agé de 76 ans, Roman Polanski a été arrêté à Zurich au mois de septembre en application d'un mandat d'arrêt américain. Accusé d'avoir eu des relations sexuelles illégales en 1977 avec une mineure de 13 ans, il avait fui la Californie en 1978 après avoir plaidé coupable et alors qu'une condamnation allait être prononcée contre lui. Il risque une peine maximale de deux ans de prison.