Le député maire de Divonne se félicite de l'accord signé à Prangins par six conseillers d'Etat vaudois et genevois. "Voilà longtemps que des élus français, genevois et vaudois plaident pour une meilleure collaboration de l'arc lémanique. Je suis maire d'une commune frontalière du canton de Vaud, mais la plupart des habitants du Pays de Gex travaillent à Genève. J'espère que cet accord améliorera les transports dans la région.
Nous devons bâtir en commun cette région qui est une réalité géophysique indéniable, quoi qu'en aient décidé les frontières politiques." L'Association des communes françaises (ARC) qui entoure Genève héberge quelque 350'000 habitants, un poids démographique du même ordre de grandeur que la population du canton de Genève ou celle de l'arc lémanique vaudois entre Mies et Villeneuve.
Pas de jalousie donc dans les propos du député maire, ni de crainte que la lune de miel entre Lausanne et Genève ne mette en péril les relations franco-valdo-genevoises. La région ne se fera pas sans la partie française.
Etienne Blanc attend du nouveau partenariat des coups de pouce décisifs dans le domaine des transports. La communauté de communes du Pays de Gex étudie la revitalisation de la ligne de chemin de fer du pied du Jura et sa connexion avec Nyon. De même Etienne Blanc juge nécessaire de réfléchir à l'avenir de la route dite 2x2 voies qui commence à Saint-Genis et se termine avant le Fort-l'Ecluse. Il nous faut pouvoir désenclaver le Pays de Gex et trouver les moyens de relier ce tronçon à l'autoroute Genève Lausanne et à l'A40 du côté de Bellegarde.
Quant à la zone franche qu'Etienne Blanc aimerait créer du côté français de l'aéroport, sur le modèle de la zone de l’aéroport de Mulhouse, l'affaire est toujours à l'étude. L'idée est de créer une zone qui pourrait adopter un droit différents du droit français non seulement en matière douanière mais aussi en matière sociale. «Peut-être pourrons-nous trouver une solution du type de celle qui gouverne le CERN ou les organisations internationales à Genève.»