La proportion de «non» n’a pas changé depuis le premier sondage. Le camp des partisans s’est en revanche renforcé de 3?points à 37%; 10% des sondés sont toujours indécis. Sans surprise, le plus grand nombre de partisans se trouve dans les rangs de l’UDC. A l’opposé, les sympathisants des Verts en sont les plus fervents détracteurs avec un taux de refus de 79%, suivis de ceux du PS (76%), du PDC (56%) et du PLR (54%). La base du PLR serait néanmoins de plus en plus nombreuse à voter «oui»: 38% contre 31% en octobre. A noter que mardi soir, les délégués du PDC glaronais apportaient leur soutien à l’initiative, contrairement au parti national.
Issue incertaine
Romands et Alémaniques auraient été autant nombreux (53%) à glisser un «non» dans l’urne si le scrutin avait eu lieu le week-end dernier. Les Tessinois rejetteraient plus nettement le texte. Il est atypique que le oui à une initiative populaire progresse en cours de campagne, souligne l’institut gfs.bern. Malgré la longueur d’avance des opposants, l’issue de la votation doit être considérée comme incertaine. Globalement, 50% des sondés se disent prêts à se rendre aux urnes le 29 novembre, soit 6% de plus qu’il y a un mois.
Un sondage 24?heures publié la semaine dernière indiquait un scepticisme plus grand au sein de la population: 46% des sondés ne souhaitaient pas la présence de minarets en cas de construction de nouvelles mosquées en Suisse. Il convient toutefois de préciser que la question n’était pas posée dans les mêmes termes dans les deux sondages.
S’agissant de l’interdiction des exportations de matériel de guerre, un «non» se dessine également: les sondés sont désormais 50% à vouloir rejeter l’initiative du Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA), contre 44% en octobre dernier.
Le sondage a été réalisé auprès de 1213?personnes ayant le droit de vote dans toutes les régions linguistiques. La marge d’erreur est de 2,9%.