"A 95%, ce doit être lui", concède cependant le porte-parole Jérôme Grosse.
La police fédérale (fedpol) n'a pas communiqué à l'EPFL le nom du physicien soupçonné d'être en liaison par Internet avec Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). En attendant, l'EPFL se tient à disposition de fedpol.
Les locaux où se trouvent les ordinateurs sur lesquels le suspect a travaillé ont été bouclés, précise le porte-parole. La personne en question donnait des cours un jour par semaine à Lausanne. De plus, elle était malade depuis un certain moment, ajoute Jérôme Grosse.
La balle est dans le camp de la France, répète le porte-parole de la fedpol Stefan Kunfermann: Berne se tient à disposition de Paris en cas de demande d'entraide judiciaire ou policiaire.
Pas une première
Ce n'est pas la première fois qu'un physicien du Centre européen de recherche nucléaire (CERN) est soupçonné de soutenir un réseau terroriste. Il y a quinze ans, Mourad Dhina était considéré comme la tête de pont des islamistes algériens en Suisse.
Soupçonné de trafic d'armes vers l'Algérie, il n'a jamais été condamné. En 2002, il a été élu chef du bureau exécutif du Front islamique du salut (FIS), mais Berne lui a interdit de faire de la propagande depuis la Suisse sous peine d'expulsion, ce qu'il a accepté.