La demande sera déposée auprès des autorités cantonales. Si elle est rejetée, le plan d'économies initial portant sur dix suppressions de postes au total sera appliqué, ont indiqué la SNP et la Société du personnel des rédactions de «L'Express» et de «L'Impartial» (SPREI) dans un communiqué commun lundi soir.
Si elle est acceptée, la situation à l'échéance sera réévaluée, au besoin, dans le cadre du processus d'information prévu par la convention collective de travail (CCT): les six postes de travail sauvés pourraient alors être supprimés.
Cet accord met un terme à une période de tensions internes, ce dont les deux parties se réjouissent, précisent-elles. Lundi, l'administrateur délégué du groupe Hersant, qui contrôle la SNP, a participé pour la première fois aux côtés de la direction de l'éditeur aux négociations avec la rédaction.
Baisse des recettes publicitaires
En grève depuis vendredi pour protester contre la suppression annoncée d'un quart - soit dix postes - de leur effectif, les journalistes des deux quotidiens neuchâtelois avaient décidé la suspension de leur mouvement dimanche, après une manifestation de soutien de la population. «L'Express» et «L'Impartial» avaient paru dans une version allégée samedi et lundi.
La SNP a annoncé il y a une semaine la nécessité d'une économie immédiate de deux millions de francs sur les charges pour faire face à un «recul sévère des revenus publicitaires».