«J’ai rencontré Eugenio Vagni ce matin. Six mois jour pour jour après sa prise en otage. Il est extraordinaire. Après tout ce qu’il a enduré, il se porte remarquablement bien, physiquement et mentalement», confiait hier Anna Nelson, porte-parole du CICR.
On n’en saura pas davantage. Libéré dimanche par les rebelles islamistes du groupe Abou Sayyaf, qui le détenaient depuis 179 jours sur l’île de Jolo, aux Philippines, Eugenio Vagni a demandé la plus grande discrétion. A Genève, accompagné de son épouse et de sa fille, l’employé du CICR prend le temps d’une pause, d’un débriefing avec ses collègues. Il n’a donné qu’une conférence de presse, mardi à Manille. Et participera samedi à la grande fête organisée en son honneur en Italie, près de Florence.
Eugenio Vagni, 62?ans, avait été pris en otage avec deux collègues du CICR: la Philippine Mary Jean Lacaba et le Suisse Andreas Notter. Ils avaient été libérés respectivement le 2 avril et le 18 avril.