Les offices religieux des Eglises évangéliques libres rassemblent chaque week-end deux fois plus de fidèles que ceux des Eglises protestantes, selon une étude du FNS. Le zèle missionnaire déployé par ces communautés en est la principale raison.
Dans le cadre du Programme national de recherche «Collectivités religieuses, Etat et société» (PNR 58), l’équipe de Jörg Stolz, de l’Université de Lausanne, a procédé au premier décompte des collectivités religieuses de Suisse, toutes orientations confondues.
Les chercheurs ont épluché listes et statistiques, interrogé des experts et des représentants des Eglises, pour obtenir un total de 5734 collectivités. Ils ont interviewés les responsables de 1040 d’entre elles.
Environ la moitié des communautés font partie de l’Eglise catholique romaine (30,5%) ou de l’Eglise protestante réformée (19,1%). Toutefois, les Eglises évangéliques libres sont beaucoup plus nombreuses que les collectivités de l’Eglise protestante (24,8%).
Tous pratiquants
Un résultat surprenant, car selon le recensement de 2000, seuls 2% des Suisses sont membres d’une Eglise libre. L’explication réside dans le fait que les membres de ces petites communautés pratiquent activement leur religion et la professent, écrit jeudi le Fonds national suisse (FNS) dans un communiqué.
Contrairement aux catholiques et aux protestants, les membres des Eglises libres assistent tous régulièrement au service religieux. Dans le cadre du sondage, les responsables des Eglises libres ont indiqué que leur dernier office religieux avait même réuni davantage de fidèles que de membres (soit un taux de participation de 111%). Or, chez les catholiques, le taux de participation n’était que de 4% et chez les protestants de 3%.