«Une politique migratoire nationale qui ne tient pas compte de la dimension internationale est une politique vouée à l’échec», a déclaré Simonetta Sommaruga , en charge du du Département fédéral de justice et police (DFJP) devant les représentants de 160 Etats et d’ONG réunis jusqu’à vendredi à Genève à l'occasion du cinquième Forum mondial sur la migration
«La collaboration avec les autres Etats est un aspect essentiel de la politique d’asile de la Suisse. En collaborant, en trouvant des partenaires, on peut avancer pour le bien non seulement des migrants, mais aussi de la population suisse», a-t-elle expliqué lors d’une conférence de presse.
La conseillère fédérale a donné l’exemple de l’accord de coopération migratoire signé récemment avec la Guinée. Elle a indiqué avoir plusieurs rencontres bilatérales à l’occasion du Forum: mercredi avec ses homologues du Kenya et de la Turquie, jeudi avec ceux d’Afrique du Sud et de l’Irak.
La délégation suisse, menée par l’ambassadeur Eduard Gnesa, doit en outre discuter de dossiers bilatéraux avec l’Angola, la République démocratique du Congo (RDC), le Sri Lanka, l’Indonésie, a précisé Mme Sommaruga.
Trois thématiques
La Suisse a assumé la présidence du Forum pendant un an. Elle a organisé 14 ateliers régionaux autour de trois thématiques: la mobilité de la main d’oeuvre, la migration irrégulière et l’intégration des politiques migratoires dans l’aide au développement.
«Nous avons privilégié une approche pratique, pour essayer de trouver des solutions concrètes», a expliqué Eduard Gnesa. La conférence doit discuter jusqu’à vendredi trois rapports de synthèse de ces ateliers.
Le Forum mondial sur la migration a été créé en 2006 par l’ex-secrétaire général de l’ONU Kofi Annan pour renforcer la coopération entre pays d’origine, de destination et de transit des migrants. Les précédentes éditions avaient eu lieu en Belgique, aux Philippines, en Grèce et au Mexique. L’Ile Maurice a succédé à la Suisse pour la présidence du Forum en 2012.