Simon Ammann a enrichi son palmarès d’un nouveau titre. A Planica (Sln), le Saint-Gallois est devenu champion du monde de vol à ski, couronnant une saison de tous les superlatifs.
Menacé par Adam Malysz après les deux manches initiales de vendredi (2,8 points de retard sur le Suisse), Ammann a assommé la concurrence samedi. Tandis que le Polonais flanchait sur son ultime saut (4e?rang final), le planeur du Toggenburg s’offrait un vol de 236,5?m devant 35?000 spectateurs médusés. De quoi presque rendre minable le tenant du titre autrichien Gregor Schlierenzauer, certes dauphin du Saint-Gallois, mais plus court de 6?mètres et largué à 25?points.
Seul le record du monde s’est finalement refusé à Ammann. La faute au jeune Tchèque Antonin Hajek (8e), «coupable» d’un bond à 236?m lors de la dernière manche qui a contraint les organisateurs à descendre la barre d’élan. Sans cela, Ammann se serait sans doute posé au-delà de 239?m, la meilleure marque de l’histoire que détient Björn Einar Romoeren (No) depuis 2005.
La fin de saison d’Ammann a été tout bonnement ébouriffante. En février et mars, il n’a pas connu autre chose que la victoire: cinq fois en Coupe du monde (Globe du général à la clef), deux fois aux JO de Vancouver, une fois aux Mondiaux de vol à ski.
Cette dernière distinction avait toujours échappé au Saint-Gallois, lui qui n’avait jamais fait mieux qu’un 5e?rang dans ce rendez-vous (en 2002). Cette attente n’est toutefois rien au vu de celle du saut à skis helvétique, privé de titre en vol à ski depuis trente-trois ans et la victoire de Walter Steiner (également sacré en 1972). Le palmarès d’Ammann frise la perfection. Dernière lacune à combler: la Tournée des quatre tremplins qu’il n’a jamais remportée.
A noter que l’Autriche a remporté hier le concours par équipes devant la Norvège et la Finlande.