Stanislas Wawrinka et Peter Lundgren ont uni leur destinée jusqu’à la fin de l’année. Voire plus si entente. Dix jours après sa séparation avec Dimitri Zavialoff, le Vaudois a trouvé chaussure à son pied.
Le Suédois a bourlingué un peu partout dans le monde. Et aidé plusieurs joueurs à jouer dans la cour des grands. Marcelo Rios, d’abord, mais surtout Roger Federer, et Marat Safin. Sans oublier Marcos Baghdatis.
On peut penser que Stanislas Wawrinka a consulté Roger Federer avant de prendre sa décision. Comme il l’avait averti lorsqu’il avait mis fin à la collaboration avec son entraîneur de toujours. «Oui, Stan m’en a glissé quelques mots», reconnaissait le Bâlois à Wimbledon.
Expérience du haut niveau
«Le choix de Wawrinka est intéressant, observe Marc Rosset, qui a connu Lundgren lorsqu’il était capitaine de l’équipe de Suisse de Coupe Davis en septembre 2002 à Casablanca. Peter peut lui apporter son expérience avec des joueurs de haut niveau. Il aura aussi un regard neuf, qui devrait permettre à Stan de se relancer. Car, avec les années, le duo Wawrinka-Zavialoff n’avait plus forcément le recul nécessaire pour avancer.»
Peter Lundgren a déjà sa petite idée sur la manière de faire progresser le tennis de Stanislas Wawrinka. Il s’en est ouvert du journal suédois Dagbladet, sur son site Internet. «Je n’arrive pas en terrain inconnu, raconte le futur coach. J’ai fait la connaissance du tennisman vaudois lorsque j’entraînais encore Roger Federer. C’est un excellent joueur de fond de court. J’aimerais qu’il soit plus agressif et qu’il monte plus souvent au filet.»
Objectif du nouveau tandem: le top 10 que Stan a intégré sous l’ère Zavialoff (No?9 le 9 juin 2008). «C’est clairement la priorité de Wawrinka», insiste Peter Lundgren. Qui aura un mode de fonctionnement différent avec le joueur vaudois qu’avec ses prédécesseurs. «Chaque joueur a sa propre personnalité, explique Marc Rosset. Le binôme Lundgren-Federer ne ressemble pas au duo Lundgren-Wawrinka ni à la paire Lundgren-Safin.»
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