Après deux jours de délibérations, le jury international de l’America’s Cup a rendu hier son verdict sur les cinq points contestés par BMW Oracle dans le contenu des instructions de course du duel prévu dès lundi à Valence.
Les cinq juges ont décidé que la force du vent pour les régates ne serait pas limitée à 15 nœuds comme le prévoyait Alinghi dans son règlement. Cette limite sera laissée à l’appréciation du comité de course. En revanche, le jury a confirmé que le départ des régates restait fixé à 10?heures du matin.
Enorme responsabilité
La décision la plus délicate du jury concerne bien entendu la limite de vent. Harold Bennett, le chef du comité de course, se trouve investi d’une énorme responsabilité. Elle pourrait le conduire à adopter une position prudente pour éviter tous les risques d’accident et les foudres de la Société Nautique de Genève.
Alinghi s’en sort donc plutôt bien, car les prévisions météo annoncent une prochaine semaine assez peu ventée, ce qui devrait favoriser le catamaran d’Alinghi face au mastodonte à trois pattes et aile rigide de BMW Oracle.
Le jury a aussi insisté sur le fait que les règles internationales doivent être appliquées pour tout rejet de matières polluantes chimiques dans l’eau pendant la course. Oracle et Alinghi devront donc utiliser des produits «verts» pour réduire la friction de leur coque sur l’eau.
Les juges ont aussi précisé que le Deed of Gift devait prévaloir sur toute autre règle conflictuelle. La SNG modifiera l’avis de course pour souligner ce point. Les deux équipes se sont accordées pour modifier les règles relatives au matériel de détection du vent.
Enfin, la jauge des bateaux sera calculée avec le ballast d’eau prévu pendant la course. Une décision qui n’enchante pas les Américains, qui y voient un avantage pour le Defender. Avec son aile rigide orientable, BMW Oracle dispose cependant d’un atout non négligeable qui vaut bien un ballast à moitié vide ou à moitié plein!