L’heure de la reprise a sonné pour Ge/Servette, avec Bienne (ce soir) et Fribourg (samedi à l’extérieur) pour achever le pensum des 50?rondes de la saison régulière.
L’ambiance est au beau fixe aux Vernets, à l’heure de la rentrée des classes où tous les élèves sont, enfin, réunis. Tour d’horizon avec les blessés,
les internationaux de retour de Vancouver, les pompiers de service pour le Lausanne HC etc.
APRES VANCOUVER
Tobias Stephan et Thomas Déruns ont digéré le décalage horaire. La tête pleine de souvenirs et l’esprit prêt à renouer avec la réalité helvétique. «Depuis samedi, j’ai retrouvé mes repères, explique Thomas Déruns. Ce fut une expérience inoubliable à Vancouver, avec la cérémonie d’ouverture, puis nos matches contre les Etats-Unis et le Canada et tous les autres contacts. J’ai aussi regardé la finale dimanche soir…»
Et maintenant? «A nous de viser la première place du championnat, même si cela ne dépend pas que de nous», continue Thomas Déruns, qui ne marque aucune préférence pour la suite. «Fribourg ou Lugano, cela ne fait aucune différence. Si on veut être champion de Suisse, on doit se montrer capable de battre tout le monde.»
LES EXILES
Après avoir largement contribué à éviter au Lausanne HC la sortie prématurée contre Ajoie, Tony Salmelainen, Florian Conz et Marco Maurer étaient tous de retour dans leur tanière principale. Au contraire de Flurin Randegger, qui reste provisoirement à Malley.
LE SUSPENDU?
Jurak Kolnik fait ses comptes. Plus que cinq matches sur la touche. «Dans ma tête, je me fixe le match No 4 des play-off, je n’ai pas le choix, sourit-il. J’ai eu le temps de digérer le verdict. A quoi bon épiloguer maintenant?» Et de rajouter, ironique. «En plus, j’avais déjà vécu cela, il y a deux ans!»
Des regrets? «Oui, bien sûr. Celui de ne pas pouvoir aider mon équipe. Et, avec du recul, j’aurais pu m’excuser immédiatement auprès de l’arbitre lors du match à Rapperswil, cela aurait évité bien des tourments.»
LES BLESSES
Goran Bezina a rechaussé pour la première fois les patins lors de la pratique d’hier matin. Avec une tunique particulière, le mettant à l’abri de toute charge physique. «Le résultat est encourageant, je n’ai pas ressenti de douleur», lâche le capitaine des Aigles. Dans son esprit, la cause est entendue. «Je serai aligné lors du premier round des play-off mardi soir.»
Kent Ruhnke: «Notre opération survie commence»
Kent Ruhnke vient de renouveler son contrat pour une nouvelle saison à la tête du HC Bienne. Le charismatique entraîneur à succès évoque la fin de saison de son équipe et ses perspectives…
Kent Ruhnke, vous aviez annoncé que Bienne serait le dernier poste de votre carrière d’entraîneur.
Je n’ai pas changé d’avis, je m’imagine mal reprendre une autre équipe. Mais j’ai énormément de plaisir, je tiens à faire progresser cette équipe, même si ce n’est pas évident avec nos infrastructures modestes, en attendant une nouvelle patinoire.
Préparez-vous les play-out ou le déplacement à Genève?
Les deux vont de pair! Les play-out ne sont pas une partie de plaisir, le sport perd son aspect prioritaire, la notion de challenge qui existe lorsqu’un 8e affronte un 1er en play-off n’est plus de mise. C’est une question de pure survie, rien d’autre. Et pour nous, cela commence déjà à Genève ce soir. Nous tenons autant à terminer au 9e?rang que Ge/Servette à la 1re?place.
Bienne a longtemps pu espérer une place en play-off…
Il aurait fallu que tous les paramètres parlent en notre faveur. J’ai dû composer avec trop de blessés, même si je ne prends pas cela pour excuse. Pour sa première saison en tant que No 1, Reto Berra a eu besoin de plusieurs mois pour gagner en constance, ce qui n’a pas été sans répercussion sur notre classement. N’oublions pas qu’il y a douze mois, le HC Bienne était une équipe de LNB évoluant en LNA. Aujourd’hui, je parlerai d’une équipe «A-». Le chemin est encore long…
Votre rival en play-out se nommera Ambri ou Langnau.
A choisir, plutôt Ambri. Langnau est plus imprévisible et capable de se surpasser avec ses émotions et son potentiel offensif.
Ge/Servette et Bienne, ce sont finalement les deux surprises positives de cette saison en LNA?
En effet, en y ajoutant Zoug. Mais la valeur des étrangers de Ge/Servette est supérieure et aux Vernets, on constate que le travail sur la longueur paie. (olb)
Sixième et dernier rendez-vous entre Ge/Servette et Bienne cette saison (ce soir, 19?h?45), avec un clair avantage pour les Grenat (4 victoires à 1).
SALMELAINEN AND CO
Que n’a-t-on pas lu et entendu sur la possibilité de voir Tony Salmelainen, Florian Conz et Marco Maurer renforcer une fois encore Lausanne dans sa série contre Ajoie. Par exemple vendredi. C’est faire fi du règlement qui indique clairement qu’à partir du moment où une équipe est en mode play-off (Lausanne), l’autre (Ge/Servette) l’est automatiquement aussi, même si ce n’est pas le cas sur la glace. Corollaire: si Salmelainen joue ce soir en grenat, et demain avec le LHC, il ne pourra plus revenir à Ge/Servette! Tout est donc archi-clair. Salmelainen, Conz et Maurer ne rejoueront plus avec Lausanne tant que Ge/Servette sera en course. Seul Flurin Randegger reste à Malley, mais il peut rejoindre à tout moment les Vernets.
ÉQUIPES
Kolnik (suspendu), Bezina et Cadieux (convalescents) manquent à l’appel chez les Grenat. Côté biennois, Mathieu Tschantré, Manuel Gossweiler et Joël Fröhlicher sont hors de combat pour toute la saison.
FIDÉLITÉ
Cinq joueurs ont répondu présent lors des 48 sorties de la saison. Tobias Stephan, Tony Salmelainen, Thomas Déruns, Paul Savary et Daniel Rubin.
AVENIR Le club seelandais attend avec impatience le résultat de la votation populaire de ce dimanche, qui doit se prononcer sur le projet des nouveaux stades de football et de hockey, prévus dans le meilleur des cas pour la fin de 2012. A l’instar de ceux de Ge/Servette, les dirigeants du HC Bienne ont clairement annoncé la couleur: sans nouveau stade, la LNA n’est plus viable. OLB
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