Larry Ellison a été clair lors de la conférence de presse donnée par BMW Oracle, hier soir à Valence. «Je ne viendrai pas à la conférence officielle de la 33e America’s Cup si Russell Coutts n’est pas invité!»
Renseignements pris, cette conférence convoquée par les autorités de Valence et non pas par la Société nautique de Genève, est destinée aux deux propriétaires uniquement qui peuvent être accompagnés de trois membres de leur team, mais ceux-ci doivent rester dans la salle et n’ont pas accès à l’estrade. Ne jouons pas sur les mots: Larry Ellison n’a tout simplement pas envie de rencontrer Ernesto Bertarelli et de lui serrer la main. Après les vannes qu’ils se sont lancées ces dernières semaines, on peut imaginer que les deux hommes n’ont pas l’intention de se retrouver face à face devant un parterre d’officiels et de médias.
A deux jours de la première régate, le ton monte entre les deux camps. Ernesto Bertarelli a lancé une première provocation deux heures plus tôt à la base suisse en se demandant «pourquoi Larry ne barrait pas son bateau s’il se considérait comme un des meilleurs marins du monde»!
Le futur encore flou
Larry Ellison n’a rien voulu dévoiler de ses intentions s’il remportait le Match contre Alinghi. «Nous avons deux ou peut-être trois régates à disputer et nous voulons nous concentrer sur cet objectif. Il sera temps ensuite de parler de nos projets.»
Les Espagnols sont déçus, car il n’est pas certain que les Américains ont envie de rester à Valence en cas de victoire, comme ils l’avaient laissé entendre il y a quelques mois.
Sur le bateau du futur, Ellison penche évidemment pour une nouvelle génération de monocoques plus légers, plus rapides capables d’intéresser un large public.
En ce qui concerne la limite de vent qui n’a pas été imposée par le Jury international de la Coupe, Russell Coutts estime qu’il faut faire confiance à Harold Bennett, le directeur du comité de course. «A Auckland, en 2003, il avait lancé deux régates par fort vent qui avaient été fatales à Team New Zealand face à Alinghi.» Mais Bennett devra tout de même tenir compte de l’avis des trois autres membres de ce comité nommé par la SNG.