La décision était attendue avec impatience. Elle est tombée en fin de matinée de la part du juge unique de la Ligue nationale. Invité à se prononcer sur le recours de Ge/Servette, suite à la pénalité de match infligée à Daniel Rubin après son altercation jeudi face à l'Américain Mark Mowers (Fribourg), Reto Steinmann a estimé "qu'il ne s'agissait pas d'un coup de tête". Ainsi, la "pénalité de match" est transformée en "pénalité de méconduite de match", avec, selon le réglement, aucune suspension automatique.
Selon Reto Steinmann, qui a visionné des dizaines de fois la séquence incriminée de la 17e minute de l'acte V du quart de finale, Mark Mowers s'est précipité sur Daniel Rubin. Puis, les deux joueurs se sont affrontés casque contre casque, mais il n'y a pas eu de contact entre les visages, mais seulement un léger contact entre casques. La réaction de Mark Mowers fut disproportionnée. "Il a cherché à obtenir une pénalité contre Rubin", estime encore le juge unique. Par conséquent, seule une "réaction disproportionnée" peut être reprochée à Daniel Rubin, qui avait été puni de cinq minutes de pénalité et avait dû regagner les vestiaires.
Vendredi, Reto Steinmann était déjà intervenu en faveur de Fribourg-Gottéron, levant la suspension du défenseur Franco Collenberg qui avait commis un cross check sur le Servettien John Gobbi.
Chris McSorley accueille ces décisions avec satisfaction. "Je préfère que le match se dispute sur la glace et non à travers des suspensions", lance l'entraîneur de Ge/Servette, plutôt serein avant son dernier voyage de la saison au bord de la Sarine. Samedi soir, les Grenat sont condamnés à l'exploit sur la glace de Fribourg-Gottéron sous peine d'être éliminés des play-off.