On avait quitté Stanislas Wawrinka à Wimbledon. Au terme d’un premier tour inachevé. Et sur une curieuse impression. Comme si le Vaudois vivait un mauvais rêve. «Je n’avais pas la tête au tennis», avait-il asséné au sortir du court.
Une semaine plus tard, il annonçait sa séparation d’avec son entraîneur de toujours, Dimitri Zavialoff, par le biais d’un communiqué laconique. Et le 15 juillet – avant de partir quelques jours en vacances – il liait son destin avec un nouveau coach, Peter Lundgren, jusqu’à la fin de l’année. Dans un premier temps…
Hier matin, en partance – sans sa petite famille – pour Washington, où il débutera la tournée américaine qui le mènera ensuite à Toronto, Cincinnati et New York, Stanislas Wawrinka nous a livré ses premières impressions sur sa collaboration avec Peter Lundgren.
Stan, voyagez-vous seul ou avec votre nouvel entraîneur?
Seul. Peter me rejoint à Washington. Mais nous sortons d’une période de préparation d’une dizaine de jours à Lausanne.
Quel bilan tirez-vous de cette première prise de contact?
On a bossé un peu tout à l’entraînement. On s’est aussi beaucoup parlé.
Mais rien encore de révolutionnaire dans votre jeu?
Non! Il s’agissait simplement de faire plus ample connaissance. Nous pourrons parler plus tranquillement pendant la tournée américaine, qui dure six semaines.
Vous êtes-vous fixé des objectifs à court terme?
Je n’ai pas changé d’avis: je veux réintégrer le top?15 mondial.
Pourquoi Peter Lundgren et personne d’autre?
J’ai bien réfléchi au profil de l’emploi. Peter et moi, on a sympathisé sur le circuit. Et son nom s’est dégagé tout naturellement.
Roger Federer a-t-il influé sur votre choix, sachant qu’il a travaillé avec Peter Lundgren?
Non, pas du tout. Je lui ai communiqué ma décision. Cela s’est arrêté là.
La décision de mettre fin à votre collaboration avec Dimitri Zavialoff a-t-elle été difficile à prendre?
Bien sûr! On ne travaille pas pendant des années avec le même coach sans que des liens se tissent.
Avez-vous agi sur un coup de tête?
Non, c’est une décision qui a mûri petit à petit. Pour finalement s’imposer. Je sentais que nous étions arrivés en fin de parcours, Dimitri et moi. Avant le début le tournoi de Wimbledon, j’avais les idées claires.
Quid de votre participation au match de barrage de Coupe Davis Kazakhstan - Suisse?
Je n’ai pas encore arrêté mon choix. Nous aurons tout le temps d’en parler, Peter et moi, aux Etats-Unis.
Votre décision est-elle liée à la participation de Roger Federer à cette rencontre?
Non. Lui c’est lui, moi c’est moi. Chacun mène sa carrière de son côté.