Pas encore 30?ans et déjà presque vingt passées devant les caméras. Avec plus de trente films à son actif. Dont, il est vrai, beaucoup de seconds rôles pour cette diplômée en psychologie de Harvard, qui aime les maths et qu’on a tendance à comparer à Audrey Hepburn.?
Dans Brothers, de l’Irlandais Jim Sheridan, elle incarne Grace, épouse de soldat et mère de deux adorables petites filles. Tout va bien jusqu’au jour où son mari Sam (Tobey Maguire) est envoyé en mission en Afghanistan. Peu de temps après, il est porté disparu et Grace tombe amoureuse de son frère Tommy (Jake Gyllenhaal), récemment sorti de prison. Et à qui Sam avait confié la garde de sa belle petite famille. Mais celui-ci revient du front…
Natalie Portman trouve bien sa place entre les deux excellents interprètes masculins de ce remake réussi du film éponyme et on ne peut plus actuel de la Danoise Suzanne Bier. Parfaite femme de militaire, elle est à la fois radieuse, fragile, grave, naturelle et émouvante. Un beau rôle pour cette jolie comédienne plutôt secrète à la réputation sans tache. Une discrétion antihollywoodienne qui tranche avec l’étalage fréquent des vies privées dans la Mecque du septième art.
Végétarienne, elle aime les animaux, ne boit pas, ne fume pas, soutient les causes environnementales et milite en faveur du microcrédit pour promouvoir les entreprises gérées par les femmes dans les pays en développement. Un comportement qui vient sans doute de l’éducation et du tempérament de cette fille de médecin, née Herschlag à Jérusalem, avant que ses parents ne quittent Israël pour s’installer à Washington, puis à Long Island.
Débuts chez Luc Besson
Enfant sérieuse, élève danseuse au berceau, Natalie a toujours voulu être actrice. Raison pour laquelle, à 10?ans, elle refuse l’offre de Revlon de devenir mannequin. Mais la gamine est douée et son ambition ne tarde pas à se concrétiser. En 1994, trois ans plus tard, elle débute au cinéma sous la direction de Luc Besson (qui avait déjà auditionné 2000 adolescentes entre l’Europe et le Etats-Unis) dans Léon, où elle se lie d’amitié avec un tueur à gages (Jean Reno) pour venger la mort de son petit frère. Au passage, Natalie décide de prendre le nom de Portman, celui de sa grand-mère.
En 1999, elle atteint la célébrité grâce à son rôle de Padmé Amidala dans le premier épisode de Star Wars. Elle rempile pour les deux épisodes suivants, en 2000 et 2005. Entre-temps, la nouvelle star n’a pas chômé. On la voit en belle-fille d’Al Pacino dans Heat de Michael Mann, en fille de Jack Nicholson, président américain dans Mars Attack de Tim Burton, sans oublier un petit tour chez Woody Allen pour Tout le monde dit I love you et à Broadway dans la peau d’Anne Frank.
Un calendrier bien rempli
Juste après La menace fantôme, on lui propose une tête d’affiche dans Ma mère, moi et ma mère. Elle commence par refuser en raison d’une scène de nu. Susan Sarandon et le réalisateur Wayne Wang demandent alors une réécriture du scénario. Du coup, Natalie accepte et se voit nommée pour un Golden Globe dans un meilleur second rôle féminin. Elle l’obtiendra en 2004 pour son rôle de stripteaseuse dans Closer.
L’année suivante, la comédienne se rase la tête pour jouer Evey Hammond, dans V comme Vendetta, film de science-fiction assez sulfureux, adapté de la bande dessinée homonyme. Après Brothers, le calendrier de Natalie est bien rempli jusqu’en 2011, avec une demi-douzaine de longs métrages déjà tournés ou en route, dont Thor, sous la direction de Kenneth Branagh.
Bio express Natalie Portman
1981: naissance à Jérusalem.
1994 : débute au cinéma dans «Léon» de Luc Besson
1996-1997 : tourne avec Michael Mann, Woody Allen, Tim Burton. Joue Anne Frank.
1999 : devient célèbre grâce «Star Wars». Conserve son rôle de Padmé Amidala dans les deux épisodes suivants.
2003 : diplômée en psychologie à Harvard.
2005 : «Closer» de Mike Nichols lui vaut un Golden Globe du meilleur second rôle
2008 : jurée à Cannes
2009 : «Brothers», suivi d’une demi-douzaine de films jusqu’en 2001.