Horlogerie
Cheveux mi-longs, légèrement bouclés, barbe taillée, peau bronzée… Gerard Butler est un séducteur. Pas étonnant qu’on lui prête des aventures avec (toutes) ses partenaires à l’écran! Les femmes n’ont d’yeux que pour lui. Et, sur cette terrasse de la Réserve, sous un ciel grisâtre qui ressemble à celui de Glasgow, elles se bousculent pour poser aux côtés du comédien écossais.
Après avoir assisté au mariage de l’un de ses amis à Capri, Gerard Butler a fait un crochet par Genève. Il est en effet venu visiter la manufacture Roger Dubuis – la marque dont Georges Kern, président d’IWC Schaffhausen, a pris les rênes depuis le mois d’octobre. Avec la mission d’en réhabiliter l’image. Amateur de garde-temps, l’Ecossais a logiquement accepté son invitation à passer deux jours en ville. Entre un dîner au Quirinale et un menu au Domaine de Châteauvieux, il a passé quelques heures dans les ateliers de Meyrin.
«C’est la première fois que je vois vraiment comment on fabrique une montre, confie Gerard Butler. J’ai trouvé cela vraiment fascinant! Et j’ai encore plus de respect pour le temps…» L’homme ne le cache pas: il a des affinités avec notre pays. Son coach personnel pour le film Playing The Field (2012) – dans lequel il campe un ex-joueur de football – était suisse. «Je viens aussi de tourner avec Marc Forster (ndlr: «Machine Gun Preacher», sortie en septembre 2011), sourit-il. «Je me sens presque comme un citoyen helvétique!»
L’Ecossais en a d’ailleurs profité pour faire venir ses parents. «Ils se sont levés à cinq heures du matin pour prendre leur avion et leur vol a été annulé, raconte-t-il. Ils ont mis quinze heures pour rallier Genève…» Après une nuit de repos, Gerald Butler a décidé de les emmener à la montagne. Gstaad, Zermatt ou Chamonix? Il hésitait encore sur l’itinéraire. Il a profité du dîner (très) privé organisé à la Réserve pour bombarder la vingtaine d’invités de questions. L’homme reste accessible. Sympathique. Drôle. Et n’hésite pas à créditer la tablée d’anecdotes. Notamment sur les célèbres abdos du roi Leonidas qu’il incarnait dans le blockbuster de Zack Snyder: 300. «En voyant les images, tout le monde pensait qu’ils étaient faux et qu’on les avait retouchés à l’ordinateur. Je peux vous dire que c’était vraiment les miens! J’ai tellement levé de fontes pour ce film que mes muscles sont devenus énormes. On me répétait sans cesse:
Pressenti pour remplacer Pierce Brosnan dans la peau de James Bond, Gerard Butler a finalement vu Daniel Craig lui brûler la politesse. Une source de déception? Même pas! «Au lieu de devenir le James Bond numéro 7, j’ai eu le loisir de choisir à chaque fois de nouveaux rôles et de goûter au thriller ou à la comédie», admet-il. En sept ans, l’Ecossais a en tout cas réussi à s’imposer à Hollywood. A l’instar des Australiens Hugh Jackman ou Russell Crowe, il y incarne le mâle, le vrai, capable de bander les pectoraux sur un champ de bataille et de séduire Katherine Heigl ou Jennifer Aniston dans un vaudeville à l’américaine. «Actuellement, je prépare mon prochain rôle: celui d’un surfeur, confie-t-il. Cela me demande encore beaucoup d’entraînements! Mais, ça va, j’aime les défis et je n’ai pas peur de repousser mes limites.»