CUBA

Washington et Paris tendent une main amicale à La Havane

Par Bernard Bridel le 27.02.2009 à 00:00

Alors que Jack Lang joue l’émissaire spécial de Sarkozy chez les Castro, la Chambre des représentants américaine assouplit les restrictions imposées par les Etats-Unis. Du changement dans l’air.

La coïncidence est trop évidente pour ne pas être voulue. Alors que Raul Castro vient de célébrer le premier anniversaire de son accession à la présidence, voilà coup sur coup que Paris et Washington lancent des signaux d’ouverture à l’égard du régime cubain.

Si la visite, ces jours à La Havane, de l’ancien ministre socialiste français Jack Lang, «émissaire spécial» de Nicolas Sarkozy, confirme l’apaisement des relations entre l’Union européenne et Cuba, le vote, mercredi, par la Chambre des représentants américaine d’un projet de loi assouplissant les restrictions imposées par les Etats-Unis au régime castriste est un signal fort adressé par l’Amérique de Barack Obama. Le projet de loi américain, s’il est confirmé par le Sénat, autoriserait, entre autres facilités, les Américains d’origine cubaine à se rendre une fois par an à Cuba, au lieu d’une fois tous les trois?ans, et à y dépenser jusqu’à 179?dollars par jour.

Peu spectaculaire à première vue, ce geste n’en marque pas moins un sérieux «infléchissement dans la politique américaine, souligne Pierre Rigoulot, directeur de l’Institut d’histoire sociale à Paris et auteur en 2007 de Coucher de soleil sur La Havane (Flammarion). «Je dis bien infléchissement et non pas révolution, dans la mesure où Obama est en début de mandat et doit faire preuve de prudence, et qu’il est trop tôt pour parler de la levée de l’embargo américain» qui frappe l’île depuis 47?ans.

Changements à venir

«Je suis sûr que l’on va assister cette année à de grands changements à Cuba, commente encore Rigoulot, même si la présence de Fidel empêche son petit frère d’avoir les coudées totalement franches pour mener sa politique de réforme à la chinoise.»

Première preuve de ces changements à venir: Raul Castro a déclaré hier à Jack Lang qu’il serait «heureux d’accueillir»
Nicolas Sarkozy à Cuba. Alors que le président français souhaite jouer les intermédiaires entre La Havane et Washington, une telle visite serait importante, «car tout ce qui se passe à Cuba a toujours un grand impact dans toute l’Amérique latine», conclut Pierre Rigoulot.

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