Il y a une chance sur 3200 que quelqu’un, quelque part dans le monde, soit frappé par un des débris du satellite américain, soit une probabilité de 0,03%. En Italie la possibilité d'impact est estimée à 1,5 %.
Raison suffisante pour la protection civile italienne qui a demandé vendredi aux habitants du nord du pays de rester chez eux en raison des risques liés à la chute du satellite américain, prévue dans la nuit entre vendredi et samedi.
"Sur la base des indications et des estimations fournies par le Comité technique scientifique" la Protection civile indique que "la probabilité qu’un ou plusieurs fragments du satellite puissent tomber sur le territoire italien a augmenté à 1,5%" alors qu’elle était de 0,6% jeudi soir.
Les régions potentiellement à risque sont celles du nord du pays, le Piémont, la Lombardie, le Val D’Aoste, la Ligurie, le Trentin-Haut Adige, la Vénétie et la partie ouest de l’Emilie-Romagne, selon la protection civile.
Les autorités recommandent aux habitants des régions concernées de ne pas rester à l’extérieur. Dans les bâtiments, ils devraient plutôt rester dans les étages les moins élevés et de préférence près des murs porteurs.
Elles rappellent que les éventuels fragments du satellite ne seront pas visibles pendant la chute et soulignent qu’ils peuvent libérer des gaz toxiques, demandant aux personnes de ne pas s’en rapprocher "à moins de 20 mètres".
De la taille d'un petit bus
L’agence spatiale américaine, la Nasa, a annoncé récemment qu’un satellite américain de la taille d’un petit bus doit retomber sur Terre vendredi mais sa trajectoire précise n’est toujours pas connue.
La Nasa s’est voulue toutefois rassurante, assurant que le risque "est extrêmement faible" qu’un humain sur les quelque sept milliards qui peuplent la Terre soit touché par un des 26 morceaux du satellite qui devraient survivre à la rentrée dans l’atmosphère.
Il y a une chance sur 3.200 que quelqu’un, quelque part dans le monde, soit frappé par un de ces débris, ce qui, sur une planète dont 90% de la surface est inhabitée, revient à une probabilité de 0,03%, selon l’agence.
La plus grande partie du satellite, nommé "Upper Atmosphere Research Satellite" (UARS), devrait brûler en rentrant à grande vitesse dans les couches denses de l’atmosphère terrestre, selon la Nasa, qui estime cependant que des éléments d’un poids variant entre 1 et 158 kg survivront probablement à cette étape.