Cette résolution du Parlement européen est certes non contraignante. Mais la force du symbole joue un rôle non négligeable à la veille d’un sommet qui se tiendra sur fond de crise dans la zone euro et d’accusations de fraude électorale dans la Russie de Dmitri Medvedev.
Bourrages d’urnes, arrestation d’opposants
Ainsi, le Parlement « demande que de nouvelles élections libres et régulières soient organisées après l’inscription de tous les partis d’opposition ».
«Le déroulement des élections a montré que la Russie ne respectait pas les normes électorales de l’OSCE », observent les parlementaires, qui dénoncent des « bourrages d’urnes », des «votes multiples », et des « centaines » d’arrestations de militants de l’opposition qui tentaient de manifester le jour du scrutin et les jours suivants.
La chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, avait déclaré mardi devant le Parlement que les dirigeants européens entendaient profiter de leur rencontre avec le président Dmitri Medvedev pour lui faire part de leurs « préoccupations sur les problèmes rencontrés aux élections ».
Un geste à la Douma
Mercredi, le président de la Douma, la Chambre basse du Parlement russe, Boris Gryzlov, un proche de Vladimir Poutine, a annoncé qu’il renonçait à son poste. Cette mesure intervenue sur fond d’allégations de fraudes lors des législatives du 4 décembre.
«J’ai pris la décision de renoncer à mon mandat parlementaire», a déclaré M. Gryzlov, l’un des dirigeants du parti Russie Unie, présidé par le Premier ministre Vladimir Poutine, selon le site internet de ce mouvement, vainqueur des législatives avec plus de 49 % des suffrages.
«Même si la loi ne fixe pas de limites, je ne vais pas siéger à la Douma, considérant qu’il ne serait pas correct d’être le président de la Douma pour plus de deux mandats consécutifs», a-t-il également ajouté.