L’écrivain Yann Moix a cru réussir un bon coup de pub pour lancer son prochain bouquin, en traitant la Suisse de «pute» après l’arrestation de Polanski. Or, si le blogue helvétophobe de Moix a vibrionné sur la Toile, la presse française n’y a pas consacré une ligne dans ses éditions «papier» et les ondes restent muettes. Le buzz a fait flop!
A droite comme à gauche, Moix collectionne les réactions consternées d’internautes. Sur son blog, le critique du Nouvel Observateur Didier Jacob le traite même de sous-Céline! Yann Moix a donc changé de tactique et s’est mué en cybermartyr, affirmant être «le premier écrivain du monde» à avoir été éliminé de Facebook, alors que ce réseau social a monté en quelques heures un groupe «Yann Moix, la Suisse t’emmerde» comprenant 10?000 membres.
Se moquant de l’écrivain qui a «loupé son petit buzz», le site de gauche franco-italien Bellacio affirme que Moix n’est pas le premier écrivain à disparaître du réseau et qu’aucune force obscure ne l’a censuré. Bellacio explique que Moix a fait l’objet de la procédure normale sur Facebook, un grand nombre d’internautes ayant signalé que le contenu ordurier et xénophobe du blog helvétophobe était manifestement contraire à la charte de ce réseau social.
Pourquoi le groupe anti-Moix reste-t-il alors ouvert? Réponse de Bellacio: «Pour qu’un groupe de 10?000 membres soit supprimé, il faut en pratique un millier de signalements d’internautes. Or, sur Facebook, très peu de membres ont l’intention de sauver Yann Moix de la colère suisse!»