La forteresse inca du Machu Picchu (Pérou) a été placée mercredi sous "haute surveillance" par l’Unesco, qui a toutefois renoncé à classer le site comme Patrimoine mondial en danger, a-t-on appris auprès de l’organisation onusienne chargée de la culture.
"Le Machu Picchu ne fera pas son entrée sur la liste du Patrimoine mondial en danger" mais "sera placé sous haute surveillance", ont indiqué des sources du Comité du Patrimoine mondial, réuni à Paris depuis le 19 juin pour passer en revue l’état des sites inscrits.
La forteresse inca, découverte voici un siècle à 2.400 mètres d’altitude dans le département de Cusco (sud-est du Pérou), est en butte à "un excès de visiteurs" et est menacée par "la construction d’une route à proximité", ont souligné les mêmes sources.
Un "long débat" s’est engagé au sein du comité de l’Unesco, formé par les représentants de 21 Etats membres, pour examiner ces menaces mais "il n’y a pas eu de majorité" pour l’inscrire sur la liste du Patrimoine en danger.
Cependant, les autorités péruviennes devront présenter l’année prochaine un "rapport sur l’état de conservation" du Machu Picchu, considéré comme l’ensemble architectural le plus étonnant de l’Empire inca, construit à l’apogée de cette civilisation entre le XVe et le XVIe siècle après Jésus-Christ.
La forteresse inca a été découverte en juillet 1911 et a été déclarée par l’Unesco Patrimoine culturel de l’humanité en 1983.
D’ici le 29 juin, le Comité doit passer en revue l’état de conservation de 169 sites du Patrimoine mondial, dont 34 sont déclarés en danger.