«Pas de panique!» Les responsables sanitaires genevois ont tenu hier soir à rassurer la population. «A l’heure actuelle, il n’y a aucun cas de suspicion du virus H1N1 à Genève», a expliqué à la presse le médecin cantonal, Philippe Sudre. En effet, les trois cas suspects dans le canton ont pu être écartés hier. Inutile donc de se ruer sur les masques de protection (lire en page 19). C’était hier la première fois que la presse était convoquée par les responsables du dispositif Osiris. Il s’agit du plan d’organisation de l’intervention dans les situations exceptionnelles. Il a été enclenché dès l’annonce par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) du passage au niveau d’alerte 4. Le fait que ce niveau soit monté d’un cran mercredi n’implique l’introduction d’aucune nouvelle mesure de prévention. Pour l’instant, les habituelles précautions d’hygiène contre la propagation des virus suffisent (lire ci-contre).
La police aux commandes
C’est désormais la cellule Osiris, dirigée par le chef d’état-major de la police, Raphaël Rebord, qui coordonne les interventions de tous les services concernés par la situation. Ces dispositions peuvent paraître impressionnantes, mais il faut savoir que le plan Osiris était déjà en place lors de l’Eurofoot 2008, par exemple.
Les responsables d’Osiris affirment avoir la situation bien en main. «Il est totalement inutile de se précipiter dans les pharmacies pour acheter du
Tamiflu», prévient le pharmacien cantonal, Christian Robert. «Elles ne le délivreront que sur ordonnance et l’Hôpital cantonal a assez de doses pour soigner 500 éventuels malades.» Philippe Sudre rappelle qu’en cas de symptômes (fièvre, toux, état grippal), et uniquement si l’on revient du Mexique, il faut appeler son médecin, qui déterminera s’il s’agit d’un cas suspect à rediriger vers les HUG. Là, une salle d’accueil, des boxes de consultation et une unité de soins ont été réservés afin d’empêcher la contamination des autres patients et du personnel hospitalier.
Du côté de l’aéroport, des documents rappelant les mesures préconisées par l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) sont distribués à tous les passagers en provenance d’Amérique du Nord.
Le passage à des mesures plus radicales, comme l’interdiction des manifestations publiques ou la fermeture des écoles, ne sera introduit que si l’évolution de la situation l’exige. L’état-major d’Osiris évalue celle-ci au jour le jour et donne des recommandations au Conseil d’Etat, qui prend les décisions.
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