A l’appel de la Coordination Energie, une vingtaine de manifestants ont déployé des banderoles et des pancartes devant l’entrée de l’aéroport et ont distribué des tracts aux voyageurs. La police surveillait les entrées pour les empêcher de pénétrer à l’intérieur du bâtiment.
Dans un communiqué, l’Association pour l’Appel de Genève (APAG), l’Association transport et environnement (ATE), CONTRATOM, equiterre, la Société suisse pour l’énergie solaire (SSES), le WWF, Noe21 ainsi que les Verts, le Parti du travail, le parti socialiste genevois et SolidaritéS ont dénoncé l’augmentation du trafic aérien à Genève. Ils se déclarent «gravement préoccupés par la léthargie dans laquelle la crise économique a plongé l’action collective contre la menace climatique».
«Un million de tonnes de CO2 par an»
Selon Chaim Nissim, secrétaire de la Coordination énergie, les émissions de CO2 liées au trafic aérien de l’aéroport ont augmenté de 63% depuis dix ans. Le trafic aérien à l’aéroport génère près d’un million de tonnes de CO2 par an, contre 2,5 millions de tonnes pour le reste des activités du canton. Les émissions de CO2 du trafic aérien local correspondent à 15’000 kms de voiture par an et par habitant du canton.
Les militants ont critiqué en particulier la croissance du trafic low cost à Genève et un accroissement artificiel de l’offre. La Coordination Energie demande au Conseil d’Etat genevois de mener une étude approfondie sur les options pour réduire les émissions de CO2. La manifestation était organisée à l’occasion de la Journée d’action planétaire sur les changements climatiques.