Futuroscope. A lui seul, le nom du parc de la Vienne est porteur d’un tas de promesses. Axé sur l’image depuis sa création en 1987, le deuxième parc de loisirs de France joue sur la diversité des expériences.
Pour ébahir le spectateur, les écrans prennent toutes les tailles et toutes les formes. De la 3D au spectacle nocturne, les sensations sont multiples. Sur 60 hectares, une vingtaine d’attractions se partagent la vedette.
Les incontournables
Parmi elles, quelques classiques devenus incontournables, telle La Vienne dynamique. Installé sur son siège, le spectateur embarque pour un rallye touristique détonnant à travers le département. La traversée de Poitiers au volant d’une Formule 1 vaut le détour. Estomacs fragiles s’abstenir.
Dans les entrailles du Kinémax, un pavillon en forme de cristal de quartz, c’est à une descente du Nil Bleu en canoë qu’assiste le public. Sur un écran de 600?m2, défilent les paysages d’Ethiopie, du Soudan et de l’Egypte. Magnifique.
Au parc de l’image, la 3D se taille la part du lion. Grâce aux indispensables lunettes, le visiteur plonge aussi bien dans les profondeurs maritimes que dans l’espace. Car avec Les Astromouches, la destination n’est autre que la lune.
Difficile cependant à l’heure où ce procédé débarque dans les salles de cinéma et est en passe d’intégrer notre salon d’être aussi innovant et surprenant qu’il y a vingt?ans.
Mis au point à l’EPFL
Pour relever ce défi, le Futuroscope mise beaucoup sur la réalité augmentée. Ce procédé permet de compléter notre perception du monde réel en y ajoutant des éléments virtuels et même d’interagir avec eux. Dans l’attraction Les animaux du futur, le spectateur observe un décor nu. Mais grâce à des jumelles, apparaissent des animaux fictifs auxquels on peut par exemple lancer des graines virtuelles.
A noter: c’est à l’EPFL que les ingénieurs ont mis au point le logiciel d’origine rendant possible cette version améliorée de réalité augmentée.
Si la technique est impressionnante, le résultat de cette seconde version des Animaux du futur, dévoilée début avril 2009, est un peu décevant.
Parmi les nouveautés, on lui préfère le voyage intergalactique intitulé Chocs cosmiques. Sur les commentaires de l’acteur Lorant Deutsch, météores et planètes se meuvent et s’entrechoquent. Un passionnant ballet à suivre sous une voûte gigantesque, assis dans des sièges inclinés. A ne pas manquer.
Quand la nuit tombe sur le parc, vient le moment de découvrir le nouveau spectacle, signé Yves Pépin. Intitulé Le mystère de la note bleue, il mêle avec une grande maîtrise technique et beaucoup de poésie musique, lumière, jeux d’eau et feu d’artifice.
Enfin, pour les gourmands, l’expérience se prolonge jusque dans les assiettes. Puisqu’au Futuroscope, c’est désormais la cuisine moléculaire qui fait recette. Après les mirettes, c’est donc au tour des papilles d’en prendre plein la vue!
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