Dès vendredi, la planète sport vibrera au rythme des Jeux olympiques de Vancouver avec son avalanche d’épreuves diffusées. Compte tenu du décalage horaire, l’embouteillage prévisible débutera chaque jour dès 15?heures pour s’achever parfois aux lueurs de l’aube.
Les chaînes de télévision joueront comme à l’accoutumée leur rôle, mais avec un fort apport complémentaire de contenus sur la Toile. Qu’il est loin le temps où Internet n’avait qu’un statut de faire-valoir!
La preuve, entre autres, par le site de la Télévision suisse romande (TSR) qui, sous la houlette de Laurent Gayout, responsable de tsrsport.ch, vient d’achever la mise en place d’un très ambitieux dispositif.
Pause pipi comprise
En son cœur, une visionneuse vidéo. Pas banale cependant, puisque cette fenêtre permet de planifier, voir et revoir toutes les retransmissions de la TSR. Des icônes sur les côtés permettent de sélectionner les épreuves et une barre temporelle de choisir entre le présent (le direct), le passé (le différé) et le futur (la liste des épreuves à venir).
Cette fenêtre est aussi dotée des raffinements que l’on trouve sur les enregistreurs numériques, soit la possibilité, même pendant les directs, de mettre la vidéo sur pause pour la relancer en léger différé dès son retour. «Nous avons choisi un système de renouvellement par tranches de 24?heures», précise Laurent Gayout. Autrement dit, l’internaute qui souhaite voir ou revoir une épreuve dans les conditions du direct devra le faire dans ce laps de temps. Ensuite, il faudra se rendre vers un autre secteur du site pour retrouver des archives qui, elles, seront composées d’une matière retravaillée.
Ces images sont cependant réservées aux internautes suisses, un filtrage des adresses IP, qui localise les ordinateurs par pays, empêchera par exemple les frontaliers d’y accéder. Pour des questions de droits, toujours. Si cette opération ambitieuse ne revendique pas le statut de première mondiale – ESPN a inauguré un dispositif semblable avec les compétitions de football américain et France 2 a offert un service similaire pour Roland Garros en 2009 – il est le premier à gérer simultanément un tel volume de contenus, ajoute Laurent Gayout. Ce dernier a préféré la technologie Flash d’Adobe à Silverlight de Microsoft pour implanter la visionneuse (et ses interactions) sur la page Web de la TSR.
Pas sur mobiles
Et qui dit Flash pensera à raison que la visionneuse ne pourra être consultée que sur un ordinateur et donc pas depuis des appareils mobiles, tels l’iPhone, qui ne gèrent pas le plug-in. Cela n’est cependant que partie remise. Il pourrait bien y avoir de la vidéo à profusion sur iPhone (et donc aussi iPad) pour la Coupe du monde de foot à la faveur d’une future application «TSRsport».
Ce sera pour l’été prochain.