A partir du moment où Apple a accepté d’ouvrir les vannes, au printemps dernier, on pensait que le Néerlandais TomTom serait le premier à proposer une application «guide GPS» dans l’AppStore, le centre de téléchargement d’applications géré par le géant américain. Le leader s’est pourtant fait brûler la politesse par d’autres, le Mobile Navigator de Navigon essentiellement, qui a pu profiter d’un été quasi complet sans concurrence.
Le leader a néanmoins fini par se réveiller, TomTom étant disponible au téléchargement depuis la semaine dernière en deux versions: la première avec les cartes Suisse-Allemagne-Autriche. La seconde comprenant l’ensemble de l’Europe. Côté prix (99 francs et 149 francs hors promo ponctuelle), les deux belligérants se marquent clairement à la culotte. L’habitué des applications à moins de 10 francs trouvera peut-être la note salée. Précisons néanmoins que l’ensemble des cartes étant téléchargées dans la mémoire du téléphone, l’usage du guide ne génère aucun transfert de données sur les réseaux téléphoniques. Donc pas de mauvaises surprises sur la facture (surtout à l’étranger).
Installé et utilisé le week-end dernier en Suisse, le TomTom s’est révélé être un assistant agréable (les voix sont plus moelleuses que sur le MobileNavigator), mais graphiquement un poil plus austère. Les deux navigateurs se montrent également fiables mais dans les limites de la puce GPS embarquée dans l’iPhone. Des lacunes (décrochage aléatoire et parfois manque de précision) sont à lui imputer, ce qui peut inciter à l’erreur dans les zones à très forte densité routière.
Au fait de cette faiblesse, TomTom a d’ailleurs conçu un berceau à ventouse pour l’iPhone pourvu d’une amplification sonore et d’une puce GPS plus performante prenant automatiquement le relais dès que le mobile est inséré.
La bonne nouvelle est que cet accessoire sera compatible avec les applications concurrentes, la mauvaise est qu’il ne sera disponible qu’en septembre et que son prix (probablement plus de 200 francs) alourdit tout de même sensiblement la facture. Du coup, par rapport à un GPS dédié, l’iPhone n’a plus guère que l’avantage du «toujours dans la poche, toujours prêt»