Joyeux paradoxe de notre société de l’information: alors que communiquer n’a jamais été aussi facile et rapide, trouver un numéro de téléphone ou une adresse e-mail relève parfois du parcours du combattant. Avec leurs données lacunaires – les numéros de mobiles manquent souvent à l’appel – les annuaires téléphoniques traditionnels sont devenus obsolètes. D’autant plus qu’ils ignorent les usages liés à l’internet, où l’on multiplie identifiants et profils à travers une avalanche de services et sites de socialisation.
Heureusement, il y a désormais «.tel». Une nouvelle terminaison d’adresse Web – «domaine de premier niveau» dans le jargon Internet – qui vient rejoindre les «.com», «.net» et autres suffixes de pays («.ch», «.fr»…). Approuvée par l’Icann, l’organisme qui régule le Net, et gérée par la société Telnic, l’adresse en «.tel» devrait permettre de constituer à terme un annuaire mondial… à condition de s’y abonner.
Pour profiter de ce service, nul besoin de créer un site Web. Il suffit de réserver l’adresse de son choix, PrenomNom.tel par exemple, auprès d’une société d’enregistrement des adresses Internet habilitée («registrar»).
L’abonné remplit alors une fiche de contact qui sera publiée sur le Web. Entièrement paramétrable, celle-ci peut contenir les coordonnées postales, les numéros de téléphone fixe, de mobile et de fax, les différents e-mails, les adresses du site Web perso ou du blog. Sans oublier les identifiants utilisés sur Skype (téléphonie par Internet) et sur n’importe quel réseau social, de Facebook à MySpace.
Le profil «.net» prévoit même des liens de localisation reliés à Google Maps: logement, lieu de travail ou restaurant préféré! Mieux: le détenteur d’une telle adresse peut laisser sur sa page des messages («J’ai déménagé», «Je suis en vacances») ou indiquer des mots-clés, goûts ou hobbies qui permettront à ceux qui le cherchent de l’identifier plus facilement. Pratique en cas d’homonymie parfaite! Enfin, l’abonné peut définir le niveau de confidentialité de ses informations.
Après une phase d’achat limitée aux propriétaires de marques et aux entreprises soucieuses de ne pas se faire «voler» leur adresse, le «.tel» est désormais ouvert à tous. Mais attention: jusqu’à lundi prochain, il faut encore débourser un gros supplément pour acquérir son adresse. Dès le 24 mars, le prix devient raisonnable: en principe, entre 20 et 30?francs par année selon le «registrar». Sans frais supplémentaires puisque la fiche Web est incluse.
Infos sur www.telnic.org