En difficulté, l'UBS ne voit pas encore le bout de tunnel, même si elle affiche des pertes moins abyssales qu'il y a un an. La banque, qui n'avance aucune prévision, dit profiter d'un environnement favorable qui ne constitue toutefois pas encore une reprise durable.
L'UBS a certes divisé ses pertes en un an par plus que trois au cours du premier semestre 2009, mais elle relève mardi dans son commentaire de la situation que les signaux positifs constatés dans le contexte de ses affaires ne suffisent pas encore pour parler de sortie des problèmes en ce qui la concerne.
Confiance en hausse
La banque profite néanmoins de marchés qui ont connu une «amélioration régulière» au deuxième trimestre, avec notamment une augmentation du prix des actifs. Dans le même temps, «les investisseurs ont repris progressivement confiance sur de nombreux marchés d'actions et d'obligations», se réjouit l'UBS.
L'établissement fonde par ailleurs sa grande prudence sur le fait que la reprise économique sera freinée par une faible création de crédit. De plus, il part du principe que les consommateurs et les collectivités publiques ne sont pas à même d'apporter des impulsions suffisantes.
L'UBS estime que malgré la nouvelle perte essuyée au deuxième trimestre 2009 sa situation s'est nettement améliorée. Il existe des «signes très encourageants», a relevé son chef des finances John Cryan, mardi lors d'une conférence téléphonique.
Direction optimiste
John Cryan fonde son optimisme sur un résultat net qui, hors éléments exceptionnels, ressort positif à 971 millions de francs. Le principal souci de l'établissement réside toujours dans sa banque d'investissement, celle-ci ayant inscrit une perte de 1,85 milliard entre avril et juin, contre 3,16 milliards au premier trimestre.
Les activités de gestion de fortune et de banque en Suisse ont quant à elles dégagé un bénéfice (avant impôts) en baisse à 932 millions de francs, après 1,07 milliard. La gestion de fortune en Amérique présente pour sa part une perte creusée à 221 millions de francs, contre - 35 millions.
La gestion d'actifs a de son côté renoué avec les chiffres noirs, en dégageant un bénéfice de 82 millions de francs, après une perte de 59 millions. John Cryan n'a en revanche pas commenté l'accord extrajudiciaire en passe d'être conclu aux Etats-Unis pour régler le dossier d'incitation à la fraude fiscale en faveur de clients américains.