Dans sa plus grosse version (biturbo 4x4), la Panamera passe de zéro à 100?km/h en 4,2 secondes. Pied au plancher, la dernière bête de Porsche, née en septembre dernier, vous pousse ensuite à 303?km/h. Les résultats du constructeur bavarois ne redémarrent certes pas à cette cadence, mais laissent néanmoins espérer un retour rapide à la croissance.
Une progression de 3,7%, à 3,16 milliards d’euros
Au premier semestre (l’exercice comptable de l’entreprise court du 1er août au 31 juillet), le chiffre d’affaires de Porsche Automobil Holding SE a progressé de 3,7%, à 3,16 milliards d’euros (4,582 milliards de francs). Le groupe dépasse donc le consensus des analystes portant sur des prévisions de ventes à 2,9 milliards d’euros.
Ce score a été réalisé en dépit d’une diminution de 1,7% du nombre de véhicules vendus, par rapport au premier semestre un an plus tôt. Ce recul met en évidence une amélioration de 10% de la rentabilité de l’entreprise au premier semestre. Son bénéfice opérationnel a ainsi atteint 329 millions d’euros.
Pas d’euphorie!
Rien n’autorise toutefois l’euphorie. Après le combat raté pour l’acquisition de Volkswagen, les comptes de Porsche sont grevés d’un lourd endettement. La seconde société s’attend donc à une perte nette de 1 milliard d’euros au terme de l’exercice, contre une perte avant impôts de 4,4 milliards pour la période août 2008-juillet 2009.
Les dirigeants du groupe croient néanmoins à la croissance. Ils sont persuadés que leurs recettes vont augmenter d’ici à la fin de juillet. Les pays émergents soutiendront en première ligne une telle tendance: le nombre de Porsche vendues a chuté de 16% au premier semestre en Amérique du Nord, de 6% en Europe et il a augmenté de 20% dans le reste du monde.
Les atouts en Suisse
«En Suisse, 2009 ne s’est pas révélé une bonne année pour Porsche», indique Dino Graf, porte-parole d’Amag, le plus grand distributeur de la marque en Suisse. Mais Porsche Schweiz AG, l’importateur des joyaux à quatre roues de Stuttgart depuis le 1er juin 2008, se veut résolument optimiste.
«L’élargissement de notre offre nous promet en effet des résultats positifs en 2010», estime la porte-parole de la filiale de Porsche domiciliée à Zoug, Jolanda Eggenschwiler. En Suisse, la Panamera et la Cayenne dans sa version hybride sont considérées comme les principaux atouts commerciaux du constructeur.
BMW se juge lui aussi condamné à la croissance en 2010. Le groupe allemand ne doute pas non plus de boucler l’exercice avec une hausse appréciable de son bénéfice net. Celui de l’an dernier atteignait déjà 120 millions d’euros.