Après HSBC Private Bank Suisse, qui a indiqué la semaine dernière que le vol de données la touchant pourrait concerner 24?000 clients, au tour d’Hervé Falciani de s’exprimer.
L’ex-informaticien de la banque, accusé du vol, explique au Matin dimanche qu’il a agi pour «dénoncer» les failles du système informatique de la banque et rien d’autre.
«Je ne condamne pas le secret bancaire, je dis au contraire qu’il n’y a pas de secret bancaire, que les clients de HSBC étaient trompés, abusés, en raison de l’absence de normes informatiques sérieuses.»
Il évoque aussi les circonstances de son enlèvement à Genève. «J’ai toujours dit que ces gens se sont effectivement présentés comme étant du Mossad.» Et d’ajouter: «Ils m’ont dit qu’ils soupçonnaient le Hezbollah libanais de tenter d’utiliser la banque HSBC à des fins criminelles.»
Il confie encore qu’il n’a «jamais cherché à monnayer ses données». Et de se défendre d’«être un exalté» lorsqu’on lui reproche ses différentes versions de l’affaire.