Genève reste le canton le plus frappé par le chômage: 6,8% de la population active est en effet concernée. Il est suivi de Neuchâtel (6,3%) et de Vaud (5,4%). Les tendances divergent toutefois entre les trois régions les plus durement touchées.?
Au bout du Léman, la proportion de chômeurs inscrits a reculé de 0,1?point entre juillet et août 2010. En Pays de Vaud, elle a en revanche crû de 0,1?point au cours de la même période. Très industriel, Neuchâtel subit la plus forte hausse (+0,2?point).
La baisse continuelle du chômage en Suisse depuis le début de l’année a ainsi connu un fort ralentissement le mois dernier: son taux est resté inchangé à 3,6%. L’arrivée saisonnière des jeunes sur le marché du travail n’a en effet pas pu être absorbée par l’économie.
Baisse de 5,3%
Le nombre de personnes inscrites au chômage auprès des Offices régionaux de placement (ORP) a donc augmenté le mois dernier de 549 par rapport à juillet, soit un total de 142?879. «En comparaison annuelle, il a toutefois diminué de 7952 (moins 5,3%)», indique le Secrétariat à l’économie (SECO).
Nouveaux espoirs
La hausse du chômage des 15-24?ans s’avère certes forte (plus 10,1%), mais elle l’est moins que l’an dernier. En comparaison annuelle, la part des plus jeunes a même baissé de 0,8?point. Le nombre de chômeurs de longue durée ne cesse en revanche de s’aggraver (34?030 en août). Ces derniers ne profitent toujours pas d’une conjoncture plus favorable.
La Suisse en tête
De nouveaux espoirs sont néanmoins permis. Les perspectives pour le marché du travail se révèlent en effet plutôt bonnes au quatrième trimestre, selon Manpower. Sur 751 employeurs interrogés, 12% d’entre eux prévoient d’accroître leurs effectifs et seulement 3% de les diminuer. Plus des quatre cinquièmes des entreprises sondées ne prévoient toutefois aucun changement.
Malgré la prudence de ses patrons, la Suisse se place en tête des Etats européens observés, avec une prévision nette de nouveaux emplois de 15%. Cette donnée est calculée en soustrayant le pourcentage d’attentes négatives du pourcentage d’attentes positives et corrigée des variations saisonnières. Cette année, elle atteint en plus son niveau le plus élevé depuis le lancement de l’enquête, au troisième trimestre de 2005.