En cas de pandémie, l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) recommande une série de mesures aux entreprises afin de diminuer le risque d’infection sur le lieu de travail. L’objectif vise aussi à assurer une continuité de l’activité économique, même au plus fort de la vague pandémique. Les employeurs sont par ailleurs tenus de protéger leurs collaborateurs face aux dangers présentés par des micro-organismes, en l’occurrence le virus de la grippe porcine.
L’OFSP distingue trois types de mesures, à savoir celles qui relèvent de l’organisation de l’entreprise, de la prévention et de l’hygiène.
Concernant l’organisation, les entreprises sont priées d’identifier le personnel potentiellement exposé et les fonctions nécessaires à la poursuite de leurs activités. Toutes celles qui ne sont pas vitales devraient fonctionner au ralenti pendant les pics de la vague pandémique. Un pic peut durer jusqu’à deux semaines et causer l’absence de 40% des employés d’une société, soit 25% de personnes directement atteintes et le restant demeurant à la maison pour s’occuper de leurs proches.
Les mesures préventives et d’hygiène, nettement plus banales, consistent à éviter les contacts superflus, se laver fréquemment les mains ou encore porter des masques.
A la Banque Cantonale de Genève, si la pandémie atteignait la Suisse, on ferait d’abord en sorte de «protéger les collaborateurs et assurer le fonctionnement des tâches centrales», explique son porte-parole Nicolas de Saussure. Ces «plans de continuité» existent en permanence, indépendamment du contexte actuel, ajoute le porte-parole. Lequel, comme l’ensemble de ses confrères que nous avons sollicités, n’entre pas dans les détails des mesures, «relevant de la sécurité de l’entreprise».
Seule la Migros a bien voulu indiquer qu’elle stocke masques et désinfectants pour ses 80?000 salariés. «Nous n’achetons pas d’antigrippal, car nous estimons que c’est le devoir des autorités, souligne Martin Bosshard. Le reste des mesures dépendra de l’évolution de la situation.»
Parmi les entreprises actives en Amérique centrale, la plupart ont annulé les voyages d’affaires à destination du Mexique. C’est notamment le cas d’Holcim, Renault, Areva, Alcatel-Lucent, Sanofi-Aventis, Saint-Gobain, Lafarge, Société Générale et L’Oréal. Suez Environnement a étendu cette mesure à l’Amérique du Nord.