Selon Monica Bonfanti, la cheffe de la police qui s’exprimait samedi soir à la télévision, «la police a très bien agi». Une douzaine de personnes ont été interpellées et emmenées au poste pour des contrôles plus approfondis suite aux fouilles préventives effectuées dès la fin de matinée. Ces fouilles ont par ailleurs permis de saisir des engins pyrotechniques, barres de fer, chaînes à vélo, alcool à brûler, spray divers (poivre, gaz, peinture), clé à douille, masques à gaz, foulards, cagoules, masques, lunettes de ski et gants.
En outre 33 personnes ont été arrêtées, dont 14 membres du Black Block qui seront prévenus d’émeute, et 4 personnes arrêtées en possession de matériel volé dans les vitrines cassées. Monica bonfanti se félicite du fait qu’il n’y at eu aucun blessé. Une personnalité politique genevoise nous rapporte cependant avoir emmené à l’hôpital une personne qui avait le pied cassé après avoir reçu des coups de matraques. A l’hôpital, d’autres personnes semblaient avoir reçu des blessures lors des événements de l’après-midi.
Selon le porte-parole de la police genevoise, Eric Grandjean, la police n’est pas intervenue au quai des Bergues parce que les casseurs étaient mêlés à la foule pacifique, où se trouvaient des enfants. De plus, la police ne voulait pas courrir le risque que, dans la panique, des gens tombent à l’eau. «Nous avons attendu d’avoir une opportunité de séparer le Black Block du reste des manifestants, et cette opportunité s’est présentée au bout de la rue des Pâquis.»
Du côté des TPG, on déplore des perturbations sur toutes les lignes desservant le centre-ville. Certaines lignes ont accusé jusqu’à trente minutes de retard. Le secteur de la gare a notamment été fermé aux transports publics durant une quinzaine de minutes. D’autres lignes ont été déviées.