
Après la victoire dimanche de l’initiative de la Marche blanche, les élus à Berne ne croient pas à l’allongement des délais pénaux pour d’autres crimes. Mais le résultat les interpelle.

L’initiative pour l’imprescriptibilité des actes pédophiles l’emporte. Elle a obtenu la double majorité, contre l’avis du Conseil fédéral et du parlement.

L’imprescriptibilité des crimes pédophiles ne va satisfaire personne, surtout pas les victimes, estime André Kuhn, criminologue à l’Université de Lausanne et ancien juge d’instruction. Il évoque une autre solution.
En général, à l’issue d’un scrutin, une ligne claire partage gagnants et perdants. Rien de tel dans le vote d’hier sur l’initiative pour l’imprescriptibilité des actes de pornographie enfantine qui l’a emporté à la faible majorité de 51,9%.

Les pays européens fixent un délai pour la dénonciation et les poursuites. L’initiative de Marche Blanche ferait de la Suisse une exception.

Un par jour! Les chiffres sont glaçants. En 2006, il y a eu 364 condamnations d’adultes pour actes d’ordre sexuel avec des enfants.