La pandémie est imminente. Le passage en phase d’alerte 5, mercredi soir, en est le «signal fort», avertissant les pays qu’il faut qu’ils se préparent. N’empêche, pour l’heure, la pandémie n’est pas officiellement déclarée. L’Organisation mondiale de la santé ne dispose «pas d’élément qui laisserait penser qu’il faut passer au niveau 6 d’alerte», a précisé hier le numéro deux de l’OMS, Keiji Fukuda.
Si le nombre de cas a augmenté de près d’une centaine en 24?heures, selon le décompte de l’OMS à 14?h?30, c’est essentiellement parce que les cas avérés au Mexique sont passés de 26 à près de 100. Mais pour le reste du monde, l’évolution du virus est stable, estime l’OMS.
Les ministres de la Santé européens, réunis hier au Luxembourg pour aborder la question, se sont aussi voulus rassurants. Si une pandémie est «très» probable, cela ne veut pas dire qu’elle sera très meurtrière, a déclaré la commissaire européenne à la Santé Androulla Vassiliou.
Enfin, l’OMS a officiellement réglé la question de savoir comment appeler cette nouvelle épidémie. Sur son site Internet, l’organisation gouvernementale a indiqué qu’elle utiliserait désormais la dénomination de «grippe A (H1N1)» pour désigner la maladie d’origine porcine qui a tué au Mexique et aux Etats-Unis. (amb)
Les plus hauts niveaux d’alerte
? La phase 5, décrétée par l’OMS mercredi soir, intervient quand la maladie a développé des foyers autonomes dans plus de deux pays d’une même région. Elle indique qu’il reste très peu de temps pour se préparer à une pandémie.
?La phase 6 est activée quand la pandémie est officiellement déclarée. Selon les critères de l’OMS, deux régions distinctes dans le monde doivent être touchées par le virus. Le passage d’un stade à un autre est décidé par le Comité d’urgence du règlement sanitaire international de l’OMS. AMB